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Vaccinations du voyageur adulte transplanté d’organes (à l’exclusion des receveurs de cellules souches hématopoïétiques)
B. Wyplosz, D. Van der Vliet, P.H. Consigny, Y. Calmus, M.F. Mamzer-Bruneel, R. Guillemain, D. Malvy, D. Samuel, D. Vittecoq, O. Launay and pour le groupe d’étude de la vaccination des immunodéprimés (GEVACCIM)
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Vaccination antiamarile : mise au point à propos des effets indésirables rares et gravesLes progrès réalisés dans le domaine des transplantations d’organes permettent à un nombre croissant d’adultes transplantés d’envisager un voyage à l’étranger, y compris dans des pays tropicaux ou à faible niveau économique. Les données disponibles sur l’utilisation des vaccins dans cette population, peu nombreuses et souvent anciennes, montrent une diminution de l’immunogénicité potentiellement responsable d’une moindre efficacité vaccinale. Il est donc recommandé d’évaluer le statut vaccinal des malades atteints d’une défaillance d’organe avant le stade de la transplantation. La stratégie vaccinale consiste à s’appuyer sur la réalisation des sérologies disponibles, et à poser les indications des vaccins vivants atténués (fièvre jaune, rougeole, oreillons, rubéole, varicelle) qui sont contre-indiqués après transplantation. Chez un transplanté désirant voyager, les indications vaccinales doivent tenir compte de la destination et du type de séjour mais aussi du traitement immunosuppresseur en cours, des particularités de l’organe transplanté, des comorbidités, de la diminution de la réponse vaccinale, et du risque d’effets indésirables. La consultation du voyageur est l’occasion de mettre à jour les vaccins du calendrier vaccinal, y compris ceux qui sont recommandés chez les immunodéprimés, et de poser l’indication des vaccins des voyages : hépatite A, typhoïde, méningite à méningocoques, rage, encéphalite à tiques, encéphalite japonaise et choléra. Cependant, toute vaccination sera déconseillée dans les six mois suivant la transplantation. Cet article fait la synthèse des schémas de vaccination du voyageur adulte transplanté d’organes ayant fait l’objet de publications ou de recommandations.
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Plus de 500 millions de personnes vivent en zone d’endémie amarile et plus de 3 millions de voyageurs se rendent chaque année dans les pays concernés par cette arbovirose. La vaccination représente le seul moyen de prévention efficace de cette arbovirose, elle est généralement très bien tolérée. Très exceptionnellement, le vaccin antiamaril peut provoquer une maladie postvaccinale viscérotrope ou neurotrope potentiellement mortelle. Les cas d’effets indésirables graves décrits dans la littérature sont passés en revue, y compris les facteurs de risque tels qu’un âge avancé ou un dysfonctionnement du thymus. Le rapport bénéfice/risque reste toutefois en faveur de la vaccination. La décision d’une vaccination contre la fièvre jaune, notamment pour les personnes de plus de 60 ans, devrait être effectuée en fonction du séjour programmé. Des recherches complémentaires doivent être menées pour mieux appréhender les interactions immunitaires liées à l’hôte impliquées dans ces effets indésirables.
Connaissances des voyageurs à propos des vaccins. Enquête auprès de 400 personnes consultantes d’un centre de vaccinations internationales
M. Bras, V. Delbos, L. de Gentile, P. Abgueguen, E. Pichard, J.-M. Chennebault, D. Chabasse, S. Fanello
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L’étude effectuée au centre de vaccinations internationales (CVI) du CHU d’Angers a pour objectif principal d’appréhender les connaissances de 400 voyageurs adultes à propos des vaccins et de connaître leur statut vaccinal.
Méthode
Un auto questionnaire, sans l’aide d’aucun document, a été soumis aux consultants du CVI et une photocopie des certificats vaccinaux en leur possession y a été indexée. L’analyse des données a été effectuée sur logiciel SPSS 12.
Résultats et discussion
Les voyageurs ne connaissent pas suffisamment leur propre statut vaccinal et préfèrent laisser cette responsabilité aux professionnels de santé. Seulement trois voyageurs sur quatre ont été en mesure de fournir un document attestant leur statut vaccinal. Si les voyageurs connaissent plutôt bien les effets secondaires les plus courants des vaccins, ils se révèlent moins férus concernant leurs contre-indications. Ces connaissances s’estompent avec l’âge et bien que les 20–29 ans se révèlent les plus à l’aise avec ces questions, la plupart ignorent le délai du rappel du vaccin DT Polio®. S’il n’y a pas aujourd’hui en France de certificat vaccinal universel, il pourrait être proposé un carnet de vaccination type OMS, pour tous les Français dès l’âge de 20 ans, éventuellement détachable du carnet de santé plus limité dans le temps : la carte électronique de santé pourrait trouver sa place ultérieurement.
Factors influencing influenza-vaccination in adults under immunosuppressive therapy for a systemic inflammatory disease
F. Lanternier, C. Henegar, L. Mouthon, P. Blanche, B. Christophorov, P. Cohen, B. Bienvenu, V. Le Guern, A. Berezné, C. Pagnoux, L. Guillevin, O. Launay
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Objectif
Évaluer la couverture vaccinale antigrippale et les facteurs associés à la vaccination chez les patients traités par corticothérapie et/ou immunosuppresseurs pour une maladie systémique.
Méthodes
Tous les patients traités par immunosuppresseurs pour une maladie systémique ayant été hospitalisés ou ayant co janvier 2006 ont été inclus. Les données concernant la vaccination antigrippale ont été recueillies par un questionnaire standardisé.
Résultats
Au total, 137 patients (âge moyen 53,1 ± 17,6 ans ; 40 [29 %] hommes) ont été inclus ; 39 (28 %) d’entre eux ont déclaré avoir été vaccinés contre la grippe en 2005 : 14 (16,7 %) des 84 patients n’ayant pas d’autre indication à la vaccination antigrippale que l’immunodépression liée au traitement immunosuppresseur, 25 (47,2 %) de ceux ayant au moins un autre indication à la vaccination antigrippale (p < 0,001). Les raisons les plus fréquentes de non-vaccination étaient : vaccination non proposée par le médecin (58 %), crainte des effets secondaires (35 %) et doute sur l’efficacité clinique (5 %). Le pourcentage de patients vaccinés était significativement plus élevé (49 %) chez les patients ayant reçu le coupon de la caisse primaire d’assurance maladie que chez ceux ne l’ayant pas reçu (18 %, OR = 4,2 [95 %CI, 1,92–9,19] p < 0,05). Cette association restait significative après ajustement pour les facteurs confondant dans le modèle de régression linéaire.
Conclusion
La couverture vaccinale antigrippale est insuffisante chez les patients recevant un traitement immunosuppresseur pour une maladie systémique. Il faut améliorer la couverture vaccinale antigrippale dans cette population.
Incidence, prévalence et facteurs de risque de survenue d’une première complication infectieuse sur chambres à cathéter implantables
M. Crisinel, S. Mahy, P. Ortega-Debalon, M. Buisson, J.-P. Favre, P. Chavanet, L. Piroth
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Contexte
Les chambres à cathéter implantable (CCI) doivent permettre une moindre survenue de complications par rapport aux cathéters veineux centraux utilisés sur de longues durées.
Objectifs
Premièrement, de préciser la prévalence et l’incidence de survenue d’une première complication infectieuse sur chambre de perfusion implantable, deuxièmement, de mettre en évidence les facteurs de risque associés à la survenue de cette première complication infectieuse.
Méthodes
Une cohorte historique regroupant tous les patients ayant eu une CCI posée au CHU de Dijon en 2003 a été suivie jusqu’en 2007.
Résultats
Deux cent dix-neuf patients (sex-ratio à 1,9) ont été inclus avec une durée d’exposition cumulée de 92 773 patients-jours. Quatre-vingt-dix pour cent des CCI étaient utilisées pour l’administration de chimiothérapie anticancéreuse, 5 % pour une antibiothérapie, 2 % pour la nutrition parentérale et 3 % pour d’autres raisons (transfusions à répétition, capital veineux périphérique insuffisant…). Au total, 34 (16,3 %) sur 209 patients ont présenté au moins une complication infectieuse, représentant une incidence de 0,37 infection/1000 patients-jours. La probabilité cumulée pour une CCI de n’avoir pas présenté de complications infectieuses est seulement de 62,8 % à cinq ans. Seul le fait d’être traité pour un cancer hématologique (par opposition aux tumeurs solides) est un facteur de risque associé à la survenue d’une complication infectieuse en analyse multivariée.
Conclusions
Le risque infectieux lié à l’utilisation d’une CCI reste conséquent, d’autant plus important que la pathologie sous-jacente est une affection néoplasique hématologique et plus important encore dans les premiers mois d’utilisation.
Orion (Outbreak Reports and Intervention Studies of Nosocomial Infection) pour l’évaluation des interventions et des investigations d’épidémie dans le domaine des infections nosocomiales
S. Pires-Cronenberger, M.-C. Nicolle, N. Voirin, M. Giard, C. Luxemburger, P. Vanhems
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Introduction
Des collègues britanniques ont développé des recommandations dont l’acronyme est Orion, pour outbreak reports and intervention studies of nosocomial infection, dans le but de promouvoir la transparence des publications dans le domaine des infections associées aux soins et plus particulièrement lors de rapports d’investigation d’épidémie ou d’études d’intervention. L’objectif de cet article est de traduire les critères Orion et d’en promouvoir l’utilisation.
Résultats
Les recommandations Orion sont composées de 22 items commentés se référant aux paragraphes classiques d’un article scientifique : titre et résumé, introduction, méthodes, résultats et discussion. Des points spécifiques à chaque item sont développés afin d’en améliorer la pertinence.
Conclusion
L’utilisation des critères Orion par les auteurs et éditeurs doit être encouragée et devrait permettre d’améliorer la qualité des travaux de recherche, des études d’intervention et des publications dans le domaine des infections nosocomiales et associées aux soins.
Le virus GBV-C/HGV a des modes de transmission bien établis, par voie sanguine surtout et sexuelle accessoirement. Sa prévalence est importante chez les sujets transfusés, les toxicomanes et les hémodialysés. Il est souvent associé au VHC. Son pouvoir pathogène hépatique est incertain, probablement très faible, semblant se limiter à une cytolyse modérée et transitoire. Le portage chronique est possible, mais ne conduit pas à une hépatite chronique. Il peut être très prolongé avant que le virus ne disparaisse. Un sujet a présenté une pleuropéricardite au décours d’une transfusion, avec mise en évidence d’une acquisition du VHG par cette transfusion, sans autre documentation étiologique. Le problème soulevé est celui de manifestations extrahépatiques du VHG, rarement envisagées jusque-là. L’intérêt actuel porté au VHG se situe plus sur ses relations avec le VIH.
Anguillulose disséminée avec parasitémie chez un patient sous corticothérapie
P. Pinatelle, F. De Monbrison, B. Bedock
Nous rapportons une observation d’anguillulose disséminée avec parasitémie survenue au cours d’une corticothérapie chez un patient de 53 ans. L’affection s’est déclarée plus de 16 ans après la contamination. Elle a entraîné un sepsis grave avec détresse respiratoire et s’est accompagnée d’une bactériémie et d’une pneumopathie à Pseudomonas aeruginosa. Le traitement spécifique par thiabendazole puis albendazole ainsi qu’une antibiothérapie adaptée ont permis d’obtenir la guérison.