Le réseau Renacoq surveille les coqueluches pédiatriques vues à l’hôpital et l’impact des stratégies vaccinales sur le nourrisson depuis avril 1996. Nous décrivons l’interaction entre collecte de données et choix des stratégies vaccinales.
Les bactériologistes de 43 hôpitaux collectent les résultats de recherche de coqueluche chez les moins de 16 ans et les pédiatres documentent par des données cliniques, épidémiologiques et bactériologiques les cas de moins de six mois répondant aux définitions. Les souches isolées sont envoyées au Centre national de référence qui valide les résultats biologiques. Les données de 1996 à 2007 ont été analysées ainsi que leur interaction avec les modifications intervenues pendant cette période dans le calendrier vaccinal concernant la coqueluche.
Si l’introduction d’un rappel chez l’adolescent et l’adulte pour protéger le nourrisson a été largement motivée par les données du réseau, l’arrêt de l’utilisation des vaccins à germes entiers n’était pas lié à ces données. L’impact du rappel chez l’adolescent est modéré en raison de sa couverture et celui de la vaccination adulte n’était pas perceptible car la couverture vaccinale est quasi nulle. L’introduction des vaccins acellulaires puis leur utilisation exclusive semblent sans conséquence sur les données Renacoq.
Outre le poids de la maladie chez le nourrisson, l’étude illustre l’interaction entre surveillance et choix de santé publique. Il souligne les difficultés de mise en place des stratégies vaccinales et l’importance du recueil fait par des hospitaliers volontaires, avec le problème de leur reconnaissance dans le dispositif de santé publique.
Guidelines for the diagnosis and treatment of adult patients with community acquired bacterial urinary tract infections
Article EM-consulte - article Science Direct
Diagnostic et antibiothérapie des infections urinaires bactériennes communautaires chez l’adulte [Med Mal Infect 38 (2008) S203–S252]
Article EM-consulte - article Science Direct
Estimer la fréquence des Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM) dans les laboratoires d’analyses de biologie médicale (LABM) français et la proportion de souche productrice de la leucocidine de Panton-Valentin (PVL).
Étude transversale de trois mois, conduite fin 2003 dans les LABM participant au réseau Labville. Chaque SARM isolé au cours de l’étude a été inclus et caractérisé par le CNR Staphylocoques. Le nombre de SARM et de souches PVL a été rapporté au nombre de S. aureus isolés au cours de l’étude.
Parmi les 283 souches de SARM identifiées, 166 (59 %) étaient acquises à l’hôpital, 14 (5 %) associées aux soins et 39 (14 %) acquis dans la communauté. Selon le plan d’échantillonnage des LABM du réseau Labville, l’incidence des patients porteurs de SARM dans la communauté française était estimée à 0,50 (IC95 % : 0,41–0,60) pour 10 000 habitants. L’analyse moléculaire des souches confirmait que 80,6 % des SARM appartenaient au clone Lyon, caractéristique des souches hospitalières française et 10,6 % à des clones proches de celui-ci. Un clone émergeant porteur du gène tst1 était détecté chez six patients et une seule souche productrice de PVL était retrouvée chez une patiente de 22 ans.
La plupart des SARM identifiées par les LABM en 2003 étaient isolées chez des patients âgés présentant les mêmes facteurs de risque que les patients hospitalisés ; elles appartenaient au clone Lyon. La prévalence de souche PVL était très faible.
Les patients infectés bénéficiant d’une antibiothérapie ont une mesure régulière de la température mais également de la C-reactive protein (CRP). Ces deux paramètres étant de faible spécificité, notre objectif est d’évaluer la CRP dans le suivi thérapeutique d’une infection.
Patients et méthode
Nous avons tiré au sort dans le tableau de bord d’Infectiologie un échantillon de patients présentant une infection communautaire ayant bénéficié d’au moins deux dosages de CRP. La comparaison des courbes de température et de CRP a permis de quantifier les dissociations clinicobiologiques, et l’étude des dossiers d’en rechercher les étiologies.
Résultats
Trois cent quatre-vingt-douze patients sur 942, admis en 2006 et 2007, étaient inclus (42 %), dont 147 infections respiratoires (37 %), 91 infections urinaires (23 %), 65 infections cutanées (17 %), 70 bactériémies primaires (18 %) et 19 infections digestives (5 %) ; 94 % des patients bénéficiaient d’une antibiothérapie. Il existait une concordance entre les courbes de température et de CRP dans 83 % des cas. Quarante-sept patients (12 %) présentaient une normalisation de la température et la persistance d’une CRP élevée, liée le plus souvent aux comorbidités. Vingt patients (5 %) présentaient une fièvre persistante et une CRP normalisée, le plus souvent sans explication. Les changements d’antibiothérapie étaient plus fréquents en cas de dissociations clinicobiologiques : 21 % versus 6 %, p < 0,001.
Discussion
Les mesures de la température et de la CRP sont deux informations redondantes chez plus de 80 % des patients infectés bénéficiant d’une antibiothérapie. Les dissociations clinicobiologiques étaient associées à des modifications d’antibiothérapie de bénéfice incertain.
Objectif
Évaluer la connaissance et l’application des recommandations vaccinales par des médecins du travail de 44 établissements de santé publics et privés à Paris, à l’aide d’un questionnaire, trois ans après l’introduction de ces recommandations.
Résultat
Les médecins, dont le taux de réponse a été de 80 %, ont déclaré avoir connaissance des recommandations (92,5 %), mais seuls 48,8 % pratiquent la vaccination ciblée des jeunes adultes, même dans les établissements où le vaccin est disponible. Une politique de vaccination coquelucheuse a été menée dans 12 établissements seulement (28 %), mais même dans ceux-ci le taux de couverture des employés est faible ou méconnu.
Conclusion
La coqueluche représente un risque potentiel pour les nouveau-nés non ou incomplètement vaccinés. Après plusieurs années et malgré la disponibilité du vaccin sur le territoire l’application des recommandations vaccinales reste à améliorer. Des efforts doivent être faits, pour la diffusion et l’application de ces recommandations.
Résumé
Des études cliniques ont démontré pour les patients atteints d’infections compliquées de la peau et des tissus mous fortement suspectées à Staphylococcus aureus résistant à la méthiciline (SARM) et traités par le linézolide (versus la vancomycine), des taux de guérison similaires et des durées de séjour plus courtes.
Objectif
Déterminer le ratio coût-efficacité du linézolide versus la vancomycine selon la perspective du système de santé français.
Méthodes
Un modèle de décision analytique a été appliqué à un patient-type, de l’initiation du traitement empirique jusqu’à guérison, mort ou échec du traitement de deuxième ligne. Les probabilités cliniques provenaient des essais cliniques. Les données d’utilisation de ressources (incluant la durée de traitement et la durée de séjour) et les taux de prévalence SARM étaient fournis par un panel d’expert. Les coûts étaient appréciés à partir de publications.
Résultats
Le taux de guérison en première ligne était de 90,7 % pour le linézolide versus 85,5 % pour la vancomycine (après deux lignes de traitement 98,5 % et 98 %, respectivement). Le coût total moyen était de 7778 € pour le linézolide versus 8777 € pour la vancomycine pour une durée de séjour moyenne de 10,7 jours et 13,3 jours, respectivement. La prescription de linézolide était la stratégie dominante. La conclusion ne changeait pas après réalisation des analyses de sensibilité.
Conclusion
Le linézolide peut être considéré comme une stratégie coût-efficace en France dans le traitement des infections compliquées de la peau et des tissus mous suspectées à SARM.
But
Étudier les caractéristiques épidémiologiques des kystes hydatiques extrapulmonaires dans notre établissement en comparant nos résultats aux données de la littérature.
Méthodes
Notre étude rétrospective a porté sur 265 kystes hydatiques extrapulmonaires colligés dans notre service, sur une période de 18 ans (1990–2007).
Résultats
Nos patients se répartissaient en 101 hommes et 164 femmes (sex-ratio H/F = 0,61), avec un âge moyen de 38,7 ans. Les sites de prédilection des kystes hydatiques de notre série étaient représentés par le rein (24,1 %), le système nerveux central (22,6 %), le foie (19,6 %) et la rate (11,3 %).
Conclusion
La particularité de notre série tient à la fréquence relativement importante des kystes hydatiques du rein et du système nerveux central par rapport au foie qui occupe le troisième rang. De tels résultats inhabituels pourraient être attribués à un biais de sélection.
Une hypogammablogulinémie est parfois associée aux thymomes. C’est une immunodéficience primaire, aussi connue sous le nom de syndrome de Good, qui touche principalement les adultes d’âge moyen. Ces patients présentent des déficits de l’immunité humorale et cellulaire avec typiquement des infections à germes encapsulés et opportunistes. Nous rapportons le cas d’une patiente atteinte d’un thymome avec immunodéficience, compliqué d’une infection disséminée à herpes simplex virus. En passant en revue la littérature, cinq autres cas de thymome avec immunodéficience compliqués d’une infection herpétique ont été identifiés, à savoir une épiglottite, une kératite, une infection génitale, une dermatite ulcéreuse et une hépatite aiguë. Quatre patients sur six sont décédés et dans la majorité des cas en raison de l’infection à herpes elle-même. Au vu du risque élevé d’infections opportunistes et de leur présentation atypique, le taux de lymphocytes et d’immunoglobulines devrait être mesuré régulièrement chez tous les patients présentant un thymome avec immunodéficience.
Article EM-consulte - article Science Direct
Syndrome de reconstitution immunitaire au cours du traitement antirétroviral au Sénégal
G.E.A. Poda, M. Seydi, N.M. Manga, A.B. Dieng, P.S. Sow
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