Février 2010

Résumés des articles parus dans Médecine et Maladies Infectieuses - Février 2010 Volume 40, Issue 2, Pages 55-128.

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Ce numéro de MMI dans EM-Consulte ou dans Science Direct

Revue générale
La grippe maligne vue à la lumière du passé
B. Gachot, F. Vachon
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La première pandémie mondiale de grippe du xxie siècle est due à un nouveau variant d’un Myxovirus influenzae A(H1N1). L’infection, qui touche des sujets plus jeunes que la grippe saisonnière, est le plus souvent bénigne mais peut entraîner, très rarement et précocement au cours de l’évolution, une atteinte du parenchyme pulmonaire, indépendamment de toute surinfection ou co-infection bactérienne. Il s’agit d’une authentique pneumonie virale qui peut évoluer vers un syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA). Ce phénomène, tout à fait exceptionnel au cours de la grippe saisonnière, a été décrit lors des trois pandémies du xxe siècle, en particulier lors de celle survenue en 1968–1969. Ces grippes malignes bénéficièrent alors des extraordinaires progrès effectués, en 15 ans, en matière de réanimation respiratoire. Cette aptitude caractéristique des virus grippaux pandémiques à entraîner un SDRA a un substratum immunologique : seuls les sujets peu immuns ou indemnes de toute immunité vis-à-vis du virus émergent sont susceptibles d’être touchés de cette manière. C’est pourquoi la vaccination contre la grippe saisonnière semble conférer une protection contre ces formes les plus graves. Au cours de l’hiver 2009–2010, on peut envisager un afflux de SDRA grippaux dans les services de réanimation français. La place des techniques d’oxygénation agressives, du traitement antiviral à fortes doses et prolongé, voire de la corticothérapie, pourrait alors être précisée, et compléter l’expérience acquise, par le passé, lors des précédentes pandémies.
L’ulcère de Buruli ou infection à Mycobacterium ulcerans
P. Abgueguen, E. Pichard, J. Aubry
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L’ulcère de Buruli est une infection cutanée sévère et nécrosante due à Mycobacterium ulcerans. Il existe actuellement une expansion de la maladie, notamment en Afrique de l’Ouest, ce qui conduit, sous l’impulsion de l’OMS, à un vaste programme de recherche visant à comprendre les modes de transmission, à développer des méthodes diagnostiques et à préciser des protocoles de traitement qui restent mal définis. La transmission de la maladie se ferait par l’environnement et principalement par des punaises d’eau. Une fois M. ulcerans inoculée, des lésions cutanées apparaissent, se caractérisant principalement à la phase d’état par de larges ulcérations, peu douloureuses et donc longtemps négligées par les malades. C’est la production d’une toxine, la mycolactone, seul facteur de virulence connu à ce jour, qui est responsable de l’effet cytotoxique des tissus cutanés. Des complications peuvent survenir, principalement des surinfections et plus rarement des atteintes osseuses responsables d’ostéomyélites. Le pronostic est essentiellement fonctionnel avec des séquelles parfois sévères et les rétractions cutanées et tendineuses ainsi que les amputations sont fréquentes. Le diagnostic repose actuellement sur la PCR mais sa réalisation dans les pays en voie de développement est difficile, or l’examen direct est peu fiable et la culture est longue et difficile. La maladie reste donc encore souvent ignorée et non diagnostiquée, entraînant des formes cliniques évoluées et des séquelles. Le traitement reste à ce jour non codifié. Il repose souvent sur une seule chirurgie d’exérèse avec greffe de peau, partiellement efficace. Des protocoles d’associations d’antibiotiques sont en cours d’évaluation.
Articles originaux
Étude de la résistance des souches d’Escherichia coli isolées dans les urines aux fluoroquinolones et aux céphalosporines de troisième génération
M.R. Tagajdid, L. Boumhil, M. Iken, M. Adnaoui, A. Benouda
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Objectifs

Ce travail avait pour objectifs de faire le point sur la fréquence de la résistance d’Escherichia coli isolées des urines aux fluoroquinolones et aux céphalosporines de troisième génération chez les patients consultants et hospitalisés et estimer le taux des souches multirésistantes d’E. coli.

Patients et méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective qui s’est déroulée sur une période de trois années (du 1er janvier 2005 au 31 décembre 2007). Elle a porté sur 819 patients présentant une infection urinaire confirmée par le laboratoire de l’hôpital universitaire Cheikh Zayd de Rabat.

Résultats

E. coli a été impliquée dans 57 % de l’ensemble des cas d’infections urinaires recensées. La fréquence de la résistance de ce germe aux fluoroquinolones a été de 27 %. Nos résultats ont montré la présence de dix souches d’E. coli qui étaient à la fois productrices de β-lactamases à spectre étendu, résistantes aux aminosides et aux fluoroquinolones.

Conclusions

La résistance d’E. coli aux fluoroquinolones est devenue préoccupante tant en milieu hospitalier qu’en communautaire. Dix souches multirésistantes susceptibles d’être porteuses de plasmides codants pour la résistance aux fluoroquinolones et aux céphalosporines de troisième génération ont été détectées. L’avènement de ce mécanisme de résistance implique une utilisation plus rationnelle des fluoroquinolones, en particulier comme traitement de première intention des infections urinaires.


Susceptibility to the main antibiotics of Escherichia coli and Staphylococcus aureus strains identified in community acquired infections in France (MedQual, 2004–2007)
S. Thibaut, J. Caillon, C. Huart, G. Grandjean, P. Lombrail, G. Potel, F. Ballereau
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Objectif

L’objectif de cette étude était de déterminer la sensibilité des souches bactériennes isolées à partir d’infections en milieu communautaire. La surveillance a été effectuée par un réseau de 32 laboratoires d’analyse médicale situés dans les cinq départements de la région « pays de la Loire » en France.

Méthodes

Toutes les souches d’Escherichia coli (E. coli) et de Staphylococcus aureus (S. aureus) isolées dans ces laboratoires sur une période de quatre ans, de janvier 2004 à décembre 2007, ont été incluses dans l’étude.

Résultats

Quatre-vingt-quatre mille vingt-neuf souches ont été recueillies : 90,6 % d’E. coli et 9,4 % de S. aureus. Les souches d’E. coli ont été principalement isolées de prélèvements urinaires (97,2 %). Les souches de S. aureus ont été plus fréquemment isolées de prélèvements de pus (42,30 %), urinaires (19,53 %) ou génitaux (14,36 %). Cette étude confirme bien le caractère inquiétant de l’évolution de la résistance aux quinolones d’E. coli. En effet, pendant la période d’étude, la sensibilité à l’ofloxacine ou la norfloxacine a diminué graduellement et le taux de sensibilité à la ciprofloxacine a légèrement diminué depuis 2006 (94,01 % en 2005 ; 92,81 % en 2006 et 91,62 % de 2007). Mille quatre cent trente-cinq souches de S. aureus résistantes à la methicilline (SARM) ont été isolées. Nous avons observé une diminution de la résistance à l’oxacilline : 20,73 % en 2004 et 16,65 % de 2006 (p < 0,01). En 2007, cette résistance à l’oxacilline a semblé augmenter (18,26 %).

Conclusions

Nos données confirment la nécessité de surveiller la transmission de ces souches entre la communauté et les hôpitaux. Une meilleure connaissance du comportement épidémiologique de ces BMR contribuera à adapter les stratégies thérapeutiques à adopter vis-à-vis des antibiotiques.


Surveillance épidémiologique de la coqueluche dans les armées françaises en 2007
A. Mayet, F. Berger, R. Haus-Cheymol, V. Pommier de Santi, C. Verret, L. Ollivier, S. Duron, A. Spiegel, X. Deparis, R. Migliani
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Objectifs

La coqueluche n’est plus surveillée en population générale en France depuis 1986. Suite aux épidémies chez des militaires et des élèves de lycées militaires, cette affection a été ajoutée aux évènements sous surveillance dans les armées en 2007. Cette étude devait rapporter les résultats de cette première année de surveillance.

Sujets et méthodes

Les critères de déclaration de la coqueluche étaient ceux recommandés en 2006 par le Conseil supérieur d’hygiène publique de France. Les données, concernant les militaires en activité, étaient déclarées par l’ensemble des médecins des formations militaires à l’aide d’une fiche de recueil anonyme.

Résultats

En 2007, 66 cas de coqueluche ont été déclarés dans les armées. Dix cas ont été exclus sur la base d’une biologie négative. Les 56 cas retenus ont été classés d’après les critères de déclaration : 46 % étaient confirmés biologiquement, 20 % étaient confirmés cliniquement, 14 % étaient des cas suspects et 6 % étaient confirmés épidémiologiquement. Le taux de densité d’incidence de la coqueluche était de 16,3 cas pour 100 000 militaires-années. Un âge inférieur à 20 ans était associé à un risque 4,6 fois plus important de contracter une coqueluche.

Conclusions

Ce fort taux observé chez les plus jeunes pourrait refléter le déplacement du réservoir de la coqueluche vers la population des adultes jeunes observée dans les pays industrialisés, conséquence du programme vaccinal. Si l’absence de données antérieures ne permet actuellement pas de le confirmer, les armées pourraient constituer, avec les années, un observatoire de la coqueluche chez l’adulte.


Cent quinze cas de paludisme d’importation à Plasmodium falciparum admis en service d’urgence au CHU de Bordeaux
M. Pillot Debelleix, M.-C. Receveur, T. Pistone, É. Lesaine, I. Faure, C. Gabinski, D. Malvy
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Objectif

Décrire et évaluer la prise en charge des accès palustres à Plasmodium falciparum, admis dans un service d’urgences du CHU de Bordeaux.

Patients et méthodes

Étude rétrospective des 115 patients admis entre janvier 2004 et octobre 2006, complétée pour les patients pris en charge en ambulatoire par une enquête téléphonique.

Résultats

Dans 50 % des cas, les patients ont consulté au préalable un médecin libéral. Près de 50 % de ces patients ont eu un examen parasitologique en ville. Dans sept cas, cet examen a été faussement négatif. L’enquête téléphonique a permis de joindre 27 (87 %) des 31 patients ambulatoires. Onze (41 %) de ces patients ont déclaré ne pas être conscients de la gravité potentielle de la maladie. Les patients initialement pris en charge en ambulatoire et dont l’évolution a finalement nécessité une hospitalisation avaient soit insisté pour rentrer chez eux, soit été contraints à rentrer chez eux par faute de place au sein de l’établissement. Une hospitalisation d’au moins 24 heures a été indiquée pour 83 patients (72 %). Douze (10 %) patients ont présenté des symptômes de paludisme grave. Le traitement le plus prescrit a été l’association atovaquone–proguanil (n = 93, 81 %). Douze (10 %) patients n’ont bénéficié d’aucun examen parasitologique de suivi : 32 % (n = 10) des patients ambulatoires et 2 % (n = 2) des patients hospitalisés.

Conclusion

Un réseau ville-hôpital performant reste le meilleur moyen d’orienter rapidement les patients vers une structure adaptée disposant, d’une part, d’un personnel entraîné avec possibilité de recourir à un médecin référent et, d’autre part, de protocoles récents.


Référents en anti-infectieux
Monitorage des aminosides en réanimation
D. Commandeur, S. Eyrieux, A. Le Noël, V.B. Nguyen, C. Giacardi, M. Danguy des Déserts, M.-L. Buguet-Brown, I. Drouillard
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Objectifs

Vérifier l’adéquation entre les posologies d’aminosides recommandées et les objectifs de quotient inhibiteur (QI) à atteindre chez des patients de réanimation.

Patients et méthode

Étude monocentrique observationnelle rétrospective de 87 patients de réanimation placés sous double antibiothérapie incluant obligatoirement un aminoside (amikacine ou gentamicine), en traitement d’une infection sévère. Les posologies utilisées étaient de 15 mg/kg pour l’amikacine et de 5 mg/kg pour la gentamicine. Les concentrations maximales (Cmax) d’aminosides et les concentrations minimales inhibitrices (CMI) des germes impliqués ont été recueillies. Le rapport Cmax/CMI (ou QI) a été calculé. Un QI est considéré comme efficace s’il est supérieur à 10. Les Cmax du premier pic d’aminosides ont été comparées aux Cmax théoriques à atteindre. Des facteurs de variabilité des concentrations plasmatiques au pic d’aminosides (Cmax) ont été recherchés : index de gravité standardisé 2 (IGS2), âge, sexe, poids, gravité du sepsis.

Résultats

Parmi les Cmax, 50,3 % étaient efficaces, soit 59,6 % pour l’amikacine et 38,9 % pour la gentamicine. Quarante-six pour cent des premiers QI étaient efficients ; 12,6 % des premières Cmax atteignaient les valeurs théoriques. Une efficacité clinique était observée à 72 heures chez 67,8 % des patients. Les facteurs interagissant négativement avec l’efficacité biologique des aminosides étaient les infections à cocci Gram positif et à anaérobies, et les patients de chirurgie programmée.

Conclusion

Parmi les QI de notre étude, 49,7 % étaient inefficaces et 32,2 % des patients étaient en échec thérapeutique, malgré l’utilisation des posologies d’aminosides recommandées, posant la question de la révision des modalités d’administration des aminosides et surtout des doses recommandées.


Méthode d’évaluation des pratiques professionnelles (EPP) au cours de l’antibiothérapie des pneumopathies aiguës communautaires
A. Minchella, C. Lechiche, H. Poujol, N. Molinari, A. Sotto
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Introduction

L’évaluation des pratiques professionnelles (EPP) est obligatoire avec la certification des établissements de santé. L’EPP fait appel à des méthodes complexes qui doivent être fiables et reproductibles. L’objet de ce travail était d’évaluer une méthode d’EPP à travers l’exemple d’une étude sur la prise en charge des pneumopathies aiguës communautaires (PAC).

Méthode

Cette EPP utilisait la méthode de l’audit clinique de façon rétrospective. L’antibiothérapie des PAC a été évaluée pour 124 patients par un pharmacien et deux infectiologues indépendamment et en aveugle à l’aide d’un index d’adéquation thérapeutique (IAT) composé de neuf items pondérés. La concordance entre les évaluations des experts a été estimée en calculant l’indice de concordance kappa (K).

Résultats

La concordance entre les experts était mauvaise concernant l’antibiothérapie initiale (K = 0,16) et la voie d’administration (K = 0,14), faible pour la durée du traitement (K = 0,34) et nulle pour la posologie et l’adaptation à 72 heures.

Conclusion

Les résultats divergents entre les experts peuvent être expliqués par la complexité des dossiers médicaux, la multiplicité des items évalués, l’interprétation de la grille d’évaluation et par la spécialisation et l’expérience des experts. Ainsi, l’EPP des PAC nécessite l’utilisation de méthodes ciblant des critères simples et précis à évaluer.


Revue de pertinence des fluoroquinolones en Lorraine : résultats de la première évaluation
T. Doco-Lecompte, B. Demoré, C. Burty, G. Rondelot, P. Scheid, P. Zuck, L. Simon, L. Letranchant, C. Robert, E. Frentiu, M. Petitfrère, B. Simplot, S. Bevilacqua, C. Voltz, C. Rabaud, T. May

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Objectifs

Évaluer le bon usage des fluoroquinolones (FQ) à l’échelon d’une région par une revue de pertinence organisée par le réseau Antibiolor.

Méthodes

Début 2008, les praticiens des établissements de Lorraine volontaires ont rempli une fiche type mentionnant l’indication, le nom de la FQ, sa voie et sa durée sur les prescriptions des trois derniers mois. Des binômes ont vérifié la pertinence de la prescription par rapport à l’Antibioguide, distribué dans chaque établissement, et établi un score d’index d’adéquation thérapeutique pour chaque fiche. Chaque établissement a reçu ses résultats. Des mesures correctrices ont été adoptées lors d’une réunion de la commission régionale des antibiotiques en janvier 2009.

Résultats

Cent vingt-quatre services (61 médecines, 33 chirurgies, 17 réanimations, 2 SAU, 11 SSR) de 28 établissements ont complété 1538 fiches. Les indications les plus fréquentes étaient  : pulmonaires (632), urinaires (445), digestives (130). L’indication des FQ a été jugée non conforme pour 36 % des fiches (n = 554), Lorsque l’indication des FQ était justifiée (984 fiches), l’analyse a jugé non conforme le choix de la molécule dans 222 cas (23 %), la posologie dans 115 cas (12 %), la durée dans 250 cas (25 %) ; la voie d’administration était non appropriée dans 83 cas (8 %) seulement. Les prescriptions étaient entièrement conformes pour 425 fiches (28 %).

Conclusion

Les établissements lorrains ont massivement participé à cette étude. Le deuxième tour suivra la même méthodologie. L’objectif de ce dernier est de réduire le nombre de prescriptions injustifiées de FQ et d’augmenter le nombre de fiches entièrement conformes.


Cas cliniques
Aspergillose invasive du cavum associée à une méningite à Candida albicans
S. Massou, H. Azendour, T. Nebhani, B.E. Lmimouni, B. Azendour, H. Belkhi, C. Haimeur
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Aspergillus fumigatus est un champignon résistant, commun dans l’environnement, pathogène pour l’homme et les sites les plus communs de la primo-infection sont le sinus maxillaire et les poumons. La localisation intracrânienne est rare et peut avoir lieu par voie hématogène ou par contiguïté. La forme pseudotumorale invasive intéresse généralement le sujet immunodéprimé, l’atteinte du cavum est exceptionnelle, elle est difficile à diagnostiquer, le pronostic est mauvais étant donné l’évolution à bas bruit vers une atteinte rhinocérebrale, envahissement par contiguïté et perméabilisation de la barrière hématoencéphalique, favorisant d’autres co-infections neuroméningées. Les auteurs rapportent le cas d’une femme de 70 ans diabétique et hypertendue, ayant présenté une aspergillose invasive du cavum à A. fumigatus avec extension endocrânienne, compliquée d’une méningite à Candida albicans.
Molecular method for the diagnosis of imported pediatric malaria
L. Delhaes Jeanne, A. Berry, E. Dutoit, F. Leclerc, J. Beaudou, S. Leteurtre, D. Camus, F. Benoit-Vical
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Le paludisme est une maladie d’expression clinique polymorphe, pouvant mettre en jeu le pronostic vital, notamment chez l’enfant. Nous rapportons un cas de paludisme sévère chez un enfant pour lequel la PCR en temps réel a été mise à profit pour quantifier l’ADN parasitaire, suivre l’évolution sous traitement et rechercher les mutations génétiques impliquées dans la chloroquinorésistance. Nous rappelons les principales caractéristiques épidémiologiques du paludisme d’importation, les difficultés à diagnostiquer un accès palustre chez l’enfant sur le plan clinique et le risque de survenue d’un neuropaludisme. Nous discutons la place des méthodes moléculaires dans le diagnostic de paludisme d’importation.
Communication brève
Diagnostic de la tuberculose ganglionnaire périphérique en Tunisie
C. Marrakchi, I. Maâloul, D. Lahiani, B. Hammami, T. Boudawara, M. Zribi, M. Ben Jemaâ
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Objectif

Évaluer la valeur diagnostique de la microbiologie, de la cytologie et de l’anatomopathologie au cours de 50 cas de tuberculose ganglionnaire périphérique.

Méthodologie

Nos patients ont bénéficié d’une étude bactériologique et d’un examen cytologique et/ou histologique d’une adénopathie.

Résultats

La coloration de Ziehl-Neelsen et la culture sur milieu de Löewenstein n’ont été positives que respectivement dans 29,7 et 10,8 % des cas. Le diagnostic a été confirmé par la cytologie dans 31,3 % des cas (10/32) et par l’histologie dans 58,6 % des cas (27/46). Le rendement pour la détection du granulome tuberculoïde a été de 46,8 % (15/32) pour la cytologie et de 76 % (35/46) pour l’histologie.

Conclusion

Notre étude trouve un faible rendement de la microbiologie standard. La cytologie reste préconisée de première intention dans les pays endémiques, surtout devant sa facilité et sa rapidité. La biopsie reste de recours en cas de doute persistant.


Lettre à la rédaction
Oligoarthrite septique à Pasteurella multocida
A. Blanchais, G. Cormier, S. Varin, J.-P. Hamelin, G. Tanguy
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Profil de sensibilité aux antibiotiques des souches d’Acinetobacter baumannii isolées dans la région de Mahdia
A. Ben Haj Khalifa, M. Khedher
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