La stratégie de recherche des articles comportait une recherche électronique (base de données Medline via PubMed) et une recherche des références croisées. La sélection des articles était basée sur la lecture des résumés.
Les études ayant fait l’objet d’une publication et répondant à la question posée étaient peu nombreuses. Au total, 13 publications rapportaient les résultats de sept études longitudinales d’incidence du zona et de six modèles mathématiques. Les études en population étaient toutes réalisées aux États-Unis et rapportaient des résultats discordants : quatre études montraient une augmentation de l’incidence du zona et trois une incidence stable. Quatre des six modèles mathématiques étudiaient l’impact de la vaccination de routine contre la varicelle des enfants sur l’incidence du zona. Tous montraient à court terme une augmentation transitoire de l’incidence du zona (sous réserve que le vaccin soit efficace et la couverture vaccinale élevée) et à long terme une incidence du zona inférieure à l’incidence actuelle.
Les éléments disponibles à ce jour sont insuffisants pour conclure sur l’impact potentiel de la vaccination de routine contre la varicelle des enfants sur l’incidence du zona. La surveillance du nombre de cas de zona dans les pays recommandant ou ne recommandant pas la vaccination de routine doit être maintenue.
Étudier l’évolution, sur deux prélèvements successifs, des mutations de résistance des patients en échec thérapeutique dans le cas d’une exposition prolongée à la même combinaison thérapeutique et son effet sur la prise en charge de ces patients.
Suite à une prolongation de l’exposition aux mêmes molécules ARV, nos résultats ont montré une augmentation du nombre de patients présentant des souches virales mutantes, une augmentation de la fréquence des mutations détectées et une accumulation de mutations supplémentaires sur le deuxième prélèvement par rapport au premier. D’où l’intérêt du diagnostic précoce des mutations de résistance par le test de génotypage, qui permet au médecin traitant de prendre les mesures les mieux adaptées pour contourner l’effet des résistances et définir le traitement optimal du patient.
L’introduction de nouvelles molécules ARV dans notre pays est une étape importante dans l’amélioration de la prise en charge thérapeutique des patients infectés par le VIH.
Une étude transversale observationnelle a été conduite sur 574 sujets vus en consultation par 58 médecins généralistes tirés au sort. Les données relatives au médecin, au patient (cliniques, sociales, environnementales) et à l’antibiothérapie (type, motivations) ont été renseignées au cabinet lors de la consultation via un questionnaire standardisé.
Les recommandations pour l’angine, la BA et l’EBC étaient connues dans 100, 96 et 91 % des cas, respectivement. Un antibiotique a été prescrit dans 61 % des cas d’angine, 64 % de BA et 84 % d’EBC. L’adéquation entre la prescription ou non d’antibiotiques et les recommandations a été variable (angine : 81,3 %, exacerbation de BPCO : 89,6 %, bronchite aigue : 36,5 %). Les critères cliniques ont été les principaux déterminants de la prescription antibiotique. Dans l’angine, un test de diagnostic rapide (TDR) a été réalisé dans 65 % des cas (positif dans 55 %), augmentant la conformité avec les recommandations à 93,7 %. Une seconde consultation, une mauvaise tolérance et une demande du patient favorisaient également significativement la prescription.
Les recommandations sont connues mais les définitions sémiologiques/limites nosologiques sont variables selon les praticiens. Elles doivent s’appuyer sur des enquêtes de pratiques, pour intégrer les facteurs jugés déterminants par les praticiens, y compris pour éventuellement réfuter leur intérêt. Les tests paracliniques aident à la décision thérapeutique et à la non prescription mais leur utilisation doit encore être étendue.
Une femme âgée de 45 ans se présentait avec des lésions ulcérocroûteuses multiples siégeant au niveau du bras et de la jambe gauche. L’examen parasitologique a trouvé des corps de Leishman. Ces lésions étaient suivies de l’apparition de nouures érythémateuses au niveau de la même jambe dont la biopsie concluait à un EN. La patiente a été traitée par méglumine à la dose de 60 mg/kg par jour pendant 13 jours. L’évolution était marquée par la régression des deux types de lésions.
Il s’agit du premier cas rapporté d’EN unilatéral réactionnel à une leishmaniose cutanée. L’examen clinique associé à un bilan étiologique exhaustif nous a permis d’exclure les étiologies communes d’EN. L’apparition des lésions d’EN avant le début du traitement par méglumine nous permet d’écarter également une origine médicamenteuse déjà décrite dans la littérature