Ce travail est une enquête rétrospective exhaustive de recensement des cas de LV diagnostiqués en Tunisie entre 1996 et 2006. La base de recrutement est représentée par les registres nationaux des maladies à déclaration obligatoire et par les dossiers de la majorité des services hospitaliers de pédiatrie du pays.
Mille quatre-vingt-seize cas ont été répertoriés, soit un taux d’incidence annuel moyen de 1,04 cas par 100 000 habitants. Les enfants de moins de cinq ans (866 cas) étaient les plus concernés avec un taux d’incidence annuel moyen de 9,6 cas/100 000 (p < 0,001). La distribution géographique des cas est en faveur de l’extension de la maladie vers le Centre et même le Sud. L’origine rurale reste significativement associée à la maladie, 63,5 % des cas (p < 0,001). Le sex-ratio était de 1,03. Les délais de diagnostic ont été raccourcis par rapport aux études antérieures avec une moyenne de 54 jours. Le taux de mortalité spécifique a régressé à 2,9 %.
La LV se maintient comme une parasitose endémique non contrôlée en Tunisie avec une augmentation de son incidence et une extension de son aire de distribution. Cette évolution serait principalement en rapport avec la promotion récente d’activités agricoles favorables à la pullulation des phlébotomes vecteurs et des chiens réservoirs de Leishmania infantum.
Évaluer le taux de couverture vaccinale (TC) selon l’âge, l’affection et la région (octobre 2007–mars 2008).
Les données proviennent du système national d’information inter régimes de l’assurance maladie qui regroupe 85 % de la population française.
Pour les 11 618 719 personnes ciblées, le TC global était de 51,5 % (9,6 % chez les moins de dix ans, 15,0 % entre dix et 19 ans, 28,1 % entre 20 et 64 ans et 63,3 % pour les 65 ans et plus). Chez les moins de 20 ans, les TC des groupes cibles étaient inférieurs à 35 % excepté pour la mucoviscidose (67 %). Pour les 65 ans et plus, le TC était de 60 % pour ceux sans affection cible et de 69,4 % pour ceux avec une affection. Les 65 ans et plus avec au moins cinq remboursements de soins de ville en six mois (80 % d’entre eux) avaient un TC de 74,1 %, proche de l’objectif national et pour les autres, il était inférieur à 30 %. Le niveau de remboursement, avoir un médecin traitant et une vaccination en 2006–2007 augmentaient significativement le TC.
Ces résultats permettent de détailler les TC par affections et groupes cibles, mais aussi de dégager des axes de réflexion et d’action. Ils peuvent être sous-estimés face aux autres modes non remboursés de vaccination. Des études spécifiques devraient être conduites pour comprendre les faibles TC observés et leur évolution.
Un questionnaire a été adressé à un échantillon représentatif de 1000 médecins. Les questions portaient sur leur profil, leur perception de la vaccination en général et de la vaccination, leurs connaissances sur l’infection à Papillomavirus, leurs pratiques concernant la prévention des infections sexuellement transmissibles et le dépistage du cancer du col de l’utérus. Les facteurs associés à l’opinion favorable à la vaccination ont été analysés par régression logistique.
Le taux de réponse était de 36,6 %. Les répondeurs étaient similaires concernant le sexe, le département et la taille de la commune d’exercice. Le niveau de connaissance était assez bon. La proportion de médecins favorables à la vaccination était de 89,6 %. L’âge idéal de vaccination était compris entre 11 et 13 ans pour 34,4 % des médecins et entre 14 et 15 ans pour 53,9 %. Les médecins se disant peu impliqués dans la prévention des maladies sexuellement transmissibles étaient plus souvent défavorables à la vaccination. La crainte des effets adverses potentiels du vaccin et de l’impact négatif que pourrait avoir la vaccination sur l’image de la sexualité et sur le dépistage du cancer du col de l’utérus était associée à un avis défavorable.
Cette étude a identifié les éléments de réticences face à la vaccination anti-Papillomavirus afin d’optimiser les stratégies de communication auprès des médecins.
Toutes les demandes reçues par la CMI pour un premier avis ainsi que les réponses apportées étaient colligées de façon exhaustive sur une période d’un mois. Les avis donnés pour des patients hospitalisés au CHU faisaient l’objet d’un suivi à 72 heures afin d’évaluer l’observance des avis.
Six cents dix-neuf demandes ont été enregistrées : 47 % provenaient du CHU et 53 % de l’extérieur. Les demandes internes émanaient principalement des services de chirurgie (47 %) et de médecine aiguë (41 %). La plupart d’entre elles (92 %) concernaient le traitement d’une infection ou une aide au diagnostic. Les demandes externes provenaient principalement de médecins (85 %) exerçant en ambulatoire ou en établissement de santé. Elles concernaient en premier lieu la prophylaxie (47 %) et le traitement d’une infection ou une aide au diagnostic (43 %). Parmi les 176 avis demandés pour des patients hospitalisés au CHU, 87 % étaient parfaitement suivis. Les avis étaient mieux suivis lorsqu’ils étaient délivrés par un infectiologue senior (p = 0,02) ou par téléphone (p = 0,03) et moins bien suivis pour les patients présentant une pathologie nosocomiale (p = 0,03).
La CMI rend un important service à la communauté médicale et ses recommandations sont en général bien suivies. Les consultations « informelles » représentent une part importante de son activité.