ACdeBMR

Alliance contre le développement des bactéries multi-résistantes

  1. Version Francaise: ACdeBMR - Bulletin d'adhésion - Voir la newsletter 2012 - Voir le site: www.waaar.org
  2. English version: WAAR (World Alliance against Antibiotic Resistance) - See newsletter 2012 - website: www.waaar.org


The PARIS declaration of WAAAR (World Alliance Against Antibiotic Resistance).   

Join WAAAR, and support the PARIS declaration

  1. Contact: jeancarlet@gmail.com http://www.waaar.org/ Twitter @waaarcarlet

Summary

We are in danger of losing the antibiotic effectiveness. An alarming increase in bacterial resistance, combined with an almost complete absence of new drugs, represent one of the most important public health issues of our time. Antibiotics are unique medications whose targets (bacteria) are living organisms, evolving, adapting and acquiring mechanisms that confer resistance to those drugs. It is our absolute duty to keep the antibiotic active as treatment for human diseases.

WAAAR is a group of more than 600 individuals from 50 different countries representing all the key stakeholders (MDs, veterinarians, pharmacists, evolutionary biologists, ecologists, environmentalists…) including patients’ advocacy groups. The Alliance receives support from more than100 learned societies or professional groups throughout the world. It is a nonprofit organization open to professionals and users worldwide. WAAAR receives no funding from industry.
The primary objective of WAAAR is to raise awareness among all stakeholders of the urgency and magnitude of the threat. The Alliance is dedicated to actively lobbying for antibiotics preservation to raise awareness among antibiotic prescribers, policy-makers, patient safety groups, the pharmaceutical industry, international health organizations, politicians and the entire population. The WAAAR declaration, one of the actions of the Alliance, will be launched through a series of initiatives. The first step of the process will take place with the launch of the WAAAR declaration during the congress of the European Society of Intensive Care Medicine (ESICM), in Paris, in October 2013. A multidisciplinary international scientific committee will define priorities and propose short, medium and long term actions. The first document will be submitted to the members of WAAAR,to the representatives of the international and national medical societies supporting the project and to agencies. We will consolidate this document at the time of the European Society of Clinical microbiology and Infectious diseases (ESCMID) meeting, in Barcelona, in May 2014 to create a draft action plan. After an extensive review by all members of WAAAR and other stakeholders, the final document will be released during a press conference organized in September 2014

Qui sommes nous

L’alliance contre le développement des bactéries multi-résistantes (ACdeBMR) est une association loi 1901, créée lors d’une conférence de presse, le ,à l’initiative d’un groupe de professionnels et d’usagers du système de santé très inquiets par l’évolution de la résistance bactérienne aux antibiotiques. Le LIEN a été en effet un élément moteur de la création d’ACdeBMR.
Le conseil d’administration est constitué de 18 membres provenant d’horizons différents (usagers, médecins de différentes spécialités, y compris la médecine générale, et la médecine vétérinaire).
Gilles Antoniotti, infectiologue
Claude Attali, médecin généraliste
Jean Pierre Aubert, médecin généraliste
Françoise Ballereau, pharmacien
Jean Pierre Bedos, réanimateur médical
Alain Bousquet-Melou, vétérinaire
Jean Carlet, réanimateur médical
Robert Cohen, pédiatre, infectiologue
Jacques Fabry, médecin épidémiologiste, hygiéniste
Stephane Harbarth, épidémiologiste, infection control
Hermet Jean Pierre, usager du système de santé
Gerard Larroussinie, hygiéniste
Joel Leroy, infectiologue
Marie-Hélène Nicolas-Chanoine, microbiologiste
Céline Pulcini, Infectiologue
Christian Rabaud, hygiéniste,infectiologue
Claude Rambaud, présidente du LIEN
Upham Garance, représentante des usagers

Le bureau est composé de Jean Carlet, Président, Claude Rambaud, Présidente adjointe, Celine Pulcini, secrétaire, Joel Leroy, secrétaire adjoint, Jean Pierre Hermet, trésorier

Statuts de l’association

ARTICLE PREMIER - NOM

Il est fondé entre les adhérents aux présents statuts une association régie par la loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 août 1901, ayant pour titre : ALLIANCE CONTRE LE DEVELOPPEMENT DES BACTERIES MULTI-RESISTANTES AUX ANTIBIOTIQUES (AC-2-BMR)
ARTICLE 2 - OBJET
Cette association a pour objet de regrouper les professionnels de tous horizons, en médecine humaine et animale ainsi que les usagers des systèmes de santé, en France et dans tous les pays concernés pour communiquer, proposer toutes études utiles et actions aux pouvoirs publics, aux professionnels concernés, aux fabricants et au grand public. Les objectifs de l’association AC-2-BMR sont tournés vers:
1) une protection active des antibiotiques à considérer comme une classe de médicaments « à part », avec utilisation extrêmement prudente, et régulée, chez l’homme, l’animal, comme dans l’ aquaculture et l’agriculture
2) Une intensification des programmes de recherche et un développement accéléré et facilité de nouveaux antibiotiques
3) Une mise à disposition de tests de diagnostic rapides, permettant de ne pas traiter ou d’affiner le choix antibiotique
4) une lutte acharnée contre la transmission croisée des bactéries résistantes, en ville comme à l’hôpital
5) un développement des programmes de vaccination, et la recherche de nouveaux vaccins.

ARTICLE 3 - SIEGE SOCIAL

Le siège social est fixé à BOULOGNE BILLANCOURT (92100), 24 rue de SILLY
Il pourra être transféré par simple décision du conseil d'administration ;

Article 4 - DUREE
La durée de l’association est illimitée.

ARTICLE 5 - COMPOSITION
L'association se compose de :
a) Membres d'honneur
b) Membres bienfaiteurs
c) Membres actifs ou adhérents
d) Membres correspondants
Les membres sont :

des personnes physiques exerçant ou ayant exercé une activité professionnelle en médecine humaine et animale ainsi que
• des usagers des systèmes de santé
• des personnes morales regroupant sous forme d’association des professionnels en médecine humaine et animale ou des usagers des systèmes de santé. Chaque personne morale désignera un représentant qui pourra éventuellement faire partie du conseil d’administration ou du bureau.


ARTICLE 6 - ADMISSION

Pour faire partie de l'association, il faut être agréé par le bureau, qui statue, lors de chacune de ses réunions, sur les demandes d'admission présentées.

ARTICLE 7 - MEMBRES – COTISATIONS

Sont membres actifs ceux qui ont pris l'engagement de verser annuellement une cotisation.
Sont membres d'honneur ceux qui ont rendu des services signalés à l'association; ils sont dispensés de cotisations;
Sont membres bienfaiteurs, les personnes qui versent un droit d'entrée de 5000 €uros et une cotisation annuelle 1000€ fixée chaque année par l'assemblée générale.
Les membres correspondants exercent leur activité professionnelle principale hors de France et sont dispensés du versement de la cotisation.
Le montant des cotisations est fixé annuellement par l’Assemblée générale et sera inscrit dans le règlement intérieur.
ARTICLE 8. - RADIATIONS
La qualité de membre se perd par :
a) La démission;
b) Le décès;
c) pour non-paiement de la cotisation après relance écrite du Bureau
d) pour motif grave, l'intéressé ayant été invité par lettre recommandée à fournir des explications devant le bureau et/ou par écrit.
ARTICLE 9. - AFFILIATION
La présente association peut adhérer à d’autres associations, unions ou regroupements par décision du Bureau.
ARTICLE 10. - RESSOURCES

Les ressources de l'association comprennent :
1° Le montant des droits d'entrée et des cotisations;
2° Les subventions de l'Etat, des départements et des communes.
3° Toutes les ressources autorisées par les lois et règlements en vigueur.

ARTICLE 11 - ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE

L'assemblée générale ordinaire comprend tous les membres de l'association à quelque titre qu'ils soient et les représentants des personnes morales membres de l'association
Elle se réunit chaque année au plus tard au mois de Septembre .
Quinze jours au moins avant la date fixée, les membres de l'association sont convoqués par les soins du secrétaire. L'ordre du jour figure sur les convocations.
Le président, assisté des membres du conseil, préside l'assemblée et expose la situation morale ou l’activité de l'association.
Le trésorier rend compte de sa gestion et soumet les comptes annuels (bilan, compte de résultat et annexe) à l'approbation de l'assemblée. Il présente le budget prévisionnel.
L’assemblée vote :
• l'approbation (ou la désapprobation) de la gestion de l'année écoulée sur les activités réalisées, résultat de l'exercice financier;
• le budget de l'année à venir ;
• le rapport d'orientation contenant les projets de l'association pour l'année à venir et les directives à suivre pour les administrateurs.

• le montant des cotisations annuelles et du droit d’entrée à verser par les différentes catégories de membres.
Ne peuvent être abordés que les points inscrits à l'ordre du jour.
Les membres de l’association peuvent voter par correspondance ou se faire représenter par tout membre présent à l’assemblée.

Les décisions sont prises à la majorité des voix des membres présents ou représentés.
Il est procédé, après épuisement de l'ordre du jour, au renouvellement des membres sortants du conseil.
Toutes les délibérations sont prises à main levée, excepté l’élection des membres du conseil.
Les décisions des assemblées générales s’imposent à tous les membres, y compris absents ou représentés.

ARTICLE 12 - ASSEMBLEE GENERALE EXTRAORDINAIRE

Si besoin est, ou sur la demande de la moitié plus un des membres inscrits, le président peut convoquer une assemblée générale extraordinaire, suivant les modalités prévues aux présents statuts et uniquement pour modification des statuts ou la dissolution ou pour des actes portant sur des immeubles.
Les modalités de convocation sont les mêmes que pour l’assemblée générale ordinaire.
Les délibérations sont prises à la majorité des deux tiers des membres présents

ARTICLE 13 - CONSEIL D'ADMINISTRATION

L'association est dirigée par un conseil de 10 à 15 membres, élus pour 3 années par l'assemblée générale. Les membres sont rééligibles.

Nul ne peut faire partie du conseil s'il n'est pas majeur.
Le conseil étant renouvelé chaque année par tiers, les deux premières années, les membres sortants sont désignés par tirage au sort.

En cas de vacances, le conseil pourvoit provisoirement au remplacement de ses membres par cooptation. Il est procédé à leur remplacement définitif par la plus prochaine assemblée générale. Les pouvoirs des membres ainsi élus prennent fin à l'expiration le mandat des membres remplacés.

Le conseil d'administration se réunit au moins une fois tous les six mois, sur convocation du président, ou à la demande du quart de ses membres.

Les décisions sont prises à la majorité des voix; en cas de partage, la voix du président est prépondérante.

Tout membre du conseil qui, sans excuse, n'aura pas assisté à trois réunions consécutives sera considéré comme démissionnaire.
Les administrateurs sont les représentants de l'association dans tous les actes de la vie civile. Les membres du bureau en font partie. Ils sont chargés d'assurer le bon fonctionnement de l'association et l'application des décisions prises lors des Assemblées Générales.
Le conseil d’administration peut déléguer pour une durée déterminée un de ses pouvoirs à un ou plusieurs membres.

ARTICLE 14 – LE BUREAU

Le conseil d'administration élit parmi ses membres à main levée un bureau composé de :
1) Un président;
2) Un ou plusieurs vice-présidents;
3) Un trésorier(e).
4) un secrétaire
Les fonctions de Président, Vice Président ne sont pas cumulables avec celles de trésorier.

Le président représente de plein droit l'association devant la justice et dirige l'administration. Il a un mandat pour organiser et contrôler l'activité de l’association, il peut déléguer l'exercice de ses responsabilités. Le président prend les responsabilités par la signature des contrats et représentation de l'association pour tous les actes engageant des tiers, et porte la responsabilité envers la loi, envers ses membres et ses partenaires.
Le trésorier mène la gestion de l'association et tient la comptabilité, perçoit les versements, effectue les paiements et les placements, prépare le bilan annuel. Fait aussi la présentation des comptes de l’association lors des A.G. Il assure les taches administratives en générale, la correspondance de l'association, établissant les comptes-rendus des réunions, il est responsable de la tenue des registres et des archives.
ARTICLE 15 – INDEMNITES

Toutes les fonctions, y compris celles des membres du conseil d’administration et du bureau, sont gratuites et bénévoles. Seuls les frais occasionnés par l’accomplissement de leur mandat sont remboursés sur justificatifs. Le rapport financier présenté à l’assemblée générale ordinaire présente, par bénéficiaire, les remboursements de frais de mission, de déplacement ou de représentation.
ARTICLE 16 – REGLEMENT INTERIEUR

Un règlement intérieur peut être établi par le conseil d'administration, qui le fait alors approuver par l'assemblée générale.

Ce règlement éventuel est destiné à fixer les divers points non prévus par les présents statuts, notamment ceux qui ont trait à l'administration interne de l'association.

ARTICLE - 16 - DISSOLUTION

En cas de dissolution prononcée selon les modalités prévues à l’article 12, un ou plusieurs liquidateurs sont nommés, et l'actif, s'il y a lieu, est dévolu conformément aux décisions de l’assemblée générale extraordinaire qui statue sur la dissolution.

Membres


L’association regroupe 353 membres, dont 80 membres étrangers, en provenance de 44 pays différents. Elle est multi-disciplinaire, multi-professionnelle. Elle est soutenue par 50 sociétés savantes, ou groupes professionnels français et étrangers.

Composition du groupe : Laurent Aaron, Jacques Acar, Mansour Adéoti (Secrétaire du RIPAQS), Corinne Alberti, Serge Alfandari, Antoine Andremont, François Angouluant, Djillali Annane (Doyen de paris Ouest), Gilles Antoniotti, Jean-Pierre Aquino, Anne-Marie Armentera De Saxcé (Directrice de la Fondation Rotschild), Anne Arnera-Carlet, Pascale Arnould (Présidente de la Société Française de Médecine Générale), Pascal Astagneau (Directeur du CCLIN paris nord), Claude Attali, Fréderic Auber, Jean-Pierre Aubert, Elisabeth Autret-Leca, Elie Azoulay, Françoise Ballereau, Gérard Bapt (député de Haute Garonne), Géraldine Bardon, Jean Pierre Bedos, Sibylle Belivacqua, Fethi Bensalem, Nelly Beon André, Patrick Berche (Doyen Paris 5), Frederique Bergheau, Gilles Berrut, Philippe Berthelot (Président de la Société Française d’Hygiène Hospitalière), Frederique Beuhourry-Sassus, Edouard Bingen, Jacques Birgé, Sandra Biscardi, Marie-Claude Bongrand, François Bourdillon, Alain Bousquet-Melou, Jean Brami, Stephane Bretagne, Christian Brun-Buisson, Fabrice Bruneel, Yves Bur (député du Bas Rhin), Sandrine Buscail, Christelle Cabon, Emmanuelle Cambau, Philippe Caranco, Camille Carlet, Florian Carlet, Jean Carlet, François Caron (Président de l’ACAI), Alain-Michel Ceretti, Pascale Chaize, Martin Chalumeau, Bernard Chanfreau (Président du RIPAQS), Gérard Charasse (député de l’allier), Pierre Charbonneau, Christian Chavanet, Jean Chastre, Jean-Daniel Chiche (President-elect of the European Society of Intensive Care Medicine), Christian Chidiac, Fabrice Chopin, Olivier Chosidow, Patrick Choutet, André Cicollela (responsable de la Commission Santé des Verts), Robert Cohen, Bruno Coignard, Sylvie Comparot, Catherine Cordonnier, René Courcol, Aline Creuwels, Vincent Dacquet, Laurent Degos (Président sortant de la HAS), Valérie Delbos, Jean-François Delfraissy (Directeur de l’ANRS, et de l’ITMO maladies infectieuses), Pierre Dellamonica, Frederic Delille, Marie-Claude Demachy, Corinne Denis, Marie-Helène Denninger, Jean Claude Desenclos, Nicole Desplaces, Jean-François Dhainaut (Directeur du haut Conseil des biotechnologies), Isabelle Dijols-Lecuyer, Than Doco-Lecompte, Jean Doucet, Pierre-Louis Druais (Président du collège de la Médecine Générale), Catherine Dumartin, Marie-Françoise Dumay, Michel Dupon (Président du Collège des Universitaires de Maladies Infectieuses et Tropicales), Jacques Fabry, Bruno Fantin, Albert Faye, Nathalie Floret, Sandra Fournier, Irène Frachon, Bertrand Gachot, Jacques Gaillat, Tatiana Galperine, Karine Gambarotto, Lisa Garcia, Bernard Garo, Anne Gaschet, Remy Gauzit, Gaetan Gavazzi, Louise Gazagne, Chistian Ghasarossian, Marine Giard,Jacques Gilquin, Olivier Goeau-Brissonniere (Président de l’association des spécialités médicales), Fred Goldstein, Alix Greder, Amandine Grain, Benoit Guery, Catherine Guignabert, Loic Guillevin (Président de la Société Française de Medecine Interne), Laurent Gutmann, , Joseph Hajjar, Rodolphe Halama, Olivier Hanon, Yves Hansmann, Isabelle Hau, Veronique Hentgen, Jean-Pierre Hermet (Usager), Celine Hernandez, Laurent Hocqueloux, Bruno Housset, Sophie Hubiche, Benoit Huc, Françoise Ichou (Ecrivain), Vincent Jarlier, Dominique Jean, Laurent Jouffroy (Président de la Société Française d’Anesthésie Réanimation), Karine Kadri, Axel Kahn (Généticien, Président de l’université Paris Descartes), François Kidd, Pierre Kilidjean (Usager), Serge Kouzan, Jean-Philippe Lacour (président de la société Française de dermatologie), Matthieu Lafaurie, Thierry Lavigne, Olivier Lehiani, Jean-Patrick Lajonchere (Directeur du groupe hospitalier Paris St Joseph), Jérome Larché, Gérard Laroussinie, Peggy Larroude, Anne-Marie Lavenaire, Thierry Lavigne, Christine Lawrence, Agnès Lefort, Guy Lefrand (député de l’Eure 1ec), Hervé Le Louet, Alain Lepape, Joel Leroy, Xavier Lescure, Pierre Lombrail (Président de la Société Française de Santé Publique), Matthie Lorrot, Olivier Lortholary, Anne Lotthe, Jean Christophe Lucet, Jean-Yves Madec, Alexandra Mailles, Jacky Maillet, Jean Luc Mainardi, Alain Manuguerra, Carole Marchand, Bruno Marchou, Emmanuelle Martin, Claude-Denis Martin, Alain Martinot, Patrice Massip, Sophie Matheron, Nathalie Maubourget, Thierry May, Olivier Meunier, Noel Milpied (Président de la Société Français de Greffe de Moelle), Christelle Miquel, Benoit Misset, Jean Michel Molina, Véronique Mondain, Philippe Montravers, Gérard Moulin, Pascale Moulin, Gilbert Mouthon, Cécile Mourlan, David Narbey,Marie-Hélène Nicolas-Chanoine (Présidente de l’Onerba), Gérard Nitenberg, Patrice Nordmann, Jocelyne Ouanich, Bernard Page, Pierre Parneix (Directeur du CCLIN Sud Ouest), Olivier Patey, Yves Pean, Martine Peres, Pascal Perez, Christian Perronne (Président de la Fédération Française d’Infectiologie), Dominique Peyramond, François Philippart, Marie-Laure Pibarot, Marie-Cecile Ploy, Anny Poursinoff (Députée EELV des Yvelines), Philippe Pucheu (Directeur de l’hôpital Diaconnesses Croix St Simon), Celine Pulcini, Christian Rabaud (Président de la Société Française de Maladies Infectieuses), Claude Rambaud (Présidente du LIEN), Bernard Régnier, Jean Reignier (Président de la Société de Réanimation de Langue Française), Vincent Renard (président du collège national des généralistes enseignants), Jean-Claude Reveil, Patricia Ribaud, Agnès Riche, Jérome Robert, France Roblot, Olivier Romain, Monique Rothan-Tondeur, Willy Rozenbaum, Genevieve Ruault, Laurence Safont, Julien Saison, Marie Christine Saux (Présidente de la Société Française de Pharmacologie Clinique), Anne Savey (Directrice du CCLIN Sud Est), Catherine Schlemmer, Benoit Schlemmer (Doyen Paris 7), Jean-Luc Schmidt, Martine Sinègre, Muriel Soulier-Majidi, Jean-Philippe Tabut, Fabienne Tamion, Pierre Tattevin, Soraya Terzaki, Laurent Thiriet, Jean-François Timsit, François Trémolières, Dominique Trivier, Michel Troadec, Jean-Paul Stahl, Garance Upham (Membre du Comité directeur de Patients for Patient Safety, OMS), Bruno Valeyre (Président de la Société de Pneumologie de Langue Française), Dominique Valla, Emmanuelle Varon, Homero Vasquez, Nathalie Vauvarin, Agnes Vincent, Daniel Vittecoq (Président de l’AMM), Pascal Voiriot, Pierre Weinbreck (Président du Collège National de Maladies Infectieuses), Michel Wolff, Yazdan Yasdanpanah, Jean-Ralph Zahar, Daniel Zara Goni, Jean-Marc Ziza.
Comité scientifique international : Fekri Abroug (Monastir, Tunisie), Murat Akova (Ankara, Turquie), Fatma Amer (Egypte), Massimo Antonelli (Rome, Italie), Apostolos Armaganidis (Athens, Greece), Antonio Artigas (Barcelone, Espagne), Fernando Baquero (Espagne), Yaron Bar-Lavie (Tel Aviv, Israel), Thierry Calandra (Lausanne, Suisse), Abdelfattha Chabib (Casablanca, Maroc), Annie Chalfine (Tel Aviv, Israel), Nathan Clumeck (Bruxelles, Belgique), Jonathan Cohen (UK), Peter Collignon (Australie), François Clergue (Genève, Suisse), George Dimopoulos (Athènes Grèce), Georges Ducel (Genève, Suisse), Ricardo Durlach (Argentine), Naima Elmdaghri (Casablanca, Maroc), Dan Engelhard (Jérusalem, Israel), Annegret Franf-Karwautz (Austria), Petra Gastmeier (Berlin, Allemagne), Abdul Ghafar ( India), Donald Goldmann (Boston, USA), Herman Goossens (Anvers Belgique), Thomas Gottlieb (Concord, Australie), Manuel Guzman (Venezuela), Inge Gyssens (Nijmegen,Hollande), Fadi Haddad (Beyrouth, Liban), Stephan Harbarth (Genève Suisse), Hakima Himmich (Casablanca, Maroc), Salih Hoçoglu (Diyarbakir, Turquie), Waleria Hryniewicz (Varsovie, Pologne), Namita Jaggi (Haryana, India), Mitsuo Kaku (Sendai City, Japan), Igor Karpov (Belarus), François Kidd (Mons, Belgique), Badreddine Kilani (Tunis, Tunisie), Georges Khalil (Beyrouth Liban), Oui-Chang Kim (Seoul, Korea), Gabriel Levy Hara (Argentine), Elisabeth Heisbourg (Luxembourg), Pierre-François Laterre (Louvain, Belgique), Moi-Lin Ling (Singapour), John McGowan (Atlanta, USA), Dimitri Matamis (Salonique, Grèce), Kamal Marhoum El Filali (Casablanca, Maroc), Shaheen Mehta (Cape Town, South Africa), Maria-Lisa Moro (Italie), Dilip Natwani (Dundee, Scotland), Babacar N’Doye (Dakar, Sénégal), Steve Opal (Providence, USA), Trish Perl (Baltimore, USA), José-Arthur Paiva (Porto, Portugal), Mercedes Palomar (Barcelone , Espagne), Didier Pittet (Genève Suisse), Jean-Francois Pittet (Alabama, USA), Peter Pronovost (Baltimore, USA), Jérome Pugin (Genève, Suisse), Rosana Richtman (Brésil), Vladimir Rudnov (Russie), Wing-Hong Seto (Hong Kong, China), Evelina Tacconelli (Italy), Falilatou Tchaline (Togo), Jordi Valles (Barcelone, Espagne), Christian van Delden (Genève, Suisse), Ethan Rubinstein (Winipeg, Canada), Christina Vandenbroucke (Hollande), Jos van Der Meer (Nijmegen, Hollande), Homero Vasquez (Chili), Jean-Louis Vincent (Bruxelles, Belgique), Eric Vohr (Baltimore, USA), Andreas Voss (Nijmegen, Hollande), Jeanine Wiener-Kronish (Boston, USA), Emile Zein (Beyrouth, Liban), Josephine Zoungrana (Burkina Faso).
Avec le soutien actif des sociétés savantes suivantes :
-Société Française de Médecine Générale (SFMG),Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française (SPILF),Société Française de Microbiologie (SFM),Société Française d’Hygiène Hospitalière (SF2H), Société Française de Santé Publique (SFSP), Société de Réanimation de Langue Française (SRLF), Société Française d’anesthésie Réanimation (SFAR), Société de Pneumologie de langue Française (SPLF), Société Libanaise de Médecine Interne (SLMI), Société Française de Greffe de Moelle (SFGM),Société Française de Gériatrie et Gérontologie (SFGG),Association Tunisienne de Réanimation (ATR),Société Tunisienne de Pathologie Infectieuse (STPI), Sociedale Paulista de Infectiologia-Brésil, Société Belge de Microbiologie Clinique (BVIKM/SBIMC), Société Marocaine de Maladies Infectieuses (SMMI) Société Française de Dermatologie (SFD), Australasian Society of Infectious Diseases (ASID), Australian society of Antimicrobials ( ASA), Austrian Antibiotic Stewardship Group, Hellenic Society of Intensive Care, Société Française de médicine Interne ( SFMI), European Society of Intensive Care Medicine ( ESICM)

Ainsi que des structures suivantes :

- Association « Le Lien », Association Le CISS, Fédération des Spécialités Médicales (FSM), Association pour la chimiothérapie anti-infectieuse (ACAI),Observatoire National d’épidémiologie de la Resistance Bactérienne aux antibiotiques (ONERBA),Collège National des Généralistes Enseignants (CNGE), Collège national de médecine générale (CNMG), Fédération Française de pneumologie (FFP), Groupe de Pathologie Infectieuse en Pédiatrie (GPIP),Collège des Enseignants de Maladies Infectieuses (CEMIT),Fédération Française d’Infectiologie (FFI), Collège National de Pathologie Infectieuse (CNPI), Institut Maurice Rapin (IMR), Medqual (F. Ballereau),Antibiolor ( C Rabaud, Observatoire du Risque Infectieux en Gériatrie (ORIG, Réseaux de surveillance des antibiotiques et des bactéries multi-résistantes du Sud Est,Le Forum des bio-hygiéniste, Arab Alliance for a prudent use of antimicrobials (Ar-Apua),Association Phagespoir, Programme National de lutte contre l’infection nosocomiale (PRONALIN),Sénégal, Réseau International pour la Planification et l’Amélioration de la Qualité, et de la Sécurité dans Services de Santé en Afrique (RIPAQS), Infection, Prevention and Control Africa Network (IPCAN), Association des médecins coordonnateurs en EHPAD, Association de Lutte contre les Infections Associées aux Soins (ALIAS), Ligue Africaine des Associations pour la Sécurité des patients (LIASEP),Portuguese alliance for the preservation of the antibiotic, ESGAP working group ( ESCMID), Association des victimes d’infection nosocomiale ( ADVIN), Comité de pilotage des réseaux de surveillance ATB et BMR Sud Est


Objectifs et Programme

Les antibiotiques, qui ont sauvé tant de vies humaines, risquent de devenir inefficaces en raison d’une inquiétante augmentation de la résistance des bactéries à leur encontre et de la raréfaction des nouveaux produits mis sur le marché. Ainsi, des échecs thérapeutiques surviennent déjà pour des infections pourtant banales, mais causées par des bactéries multi-résistantes aux antibiotiques (BMR), voire résistantes à tous les antibiotiques. Ces échecs vont se multiplier, avec un risque de décès. Par ailleurs certains actes vont devenir beaucoup plus périlleux (interventions chirurgicales lourdes, greffes d’organes, traitements immunosuppresseurs…).
Les antibiotiques sont des médicaments uniques, car leurs cibles (les bactéries) sont des êtres vivants, capables de s’adapter, en acquérant des mécanismes de résistance aux antibiotiques (mutations, acquisition de supports portant des gènes de résistance). Malgré cette particularité unique en thérapie humaine, la prescription des antibiotiques reste totalement banalisée chez l’homme comme chez l’animal, et les Français restent, malgré quelques progrès timides, parmi les plus gros consommateurs d’antibiotiques en Europe.
Il est ainsi urgent de protéger les antibiotiques (et les médicaments anti-infectieux de manière générale) de façon volontariste, comme on le ferait pour sauver des espèces en voie de disparition, dans l’état d’esprit d’un développement durable. Les antibiotiques sont des médicaments « à part » et doivent faire l’objet de prescriptions justifiées. Chaque prescription d’antibiotique doit être réfléchie, en mettant en balance les effets bénéfiques à court terme pour le patient (qui reste bien sur prioritaire s’il est bien atteint d’une infection bactérienne) et les effets néfastes à court terme : manifestations d’intolérance, d’allergies inacceptables si l’antibiotique n’est pas justifié, et à moyen terme sur l’écologie bactérienne par la sélection de BMR qui seront les bactéries responsables des infections du futur, y compris pour le malade traité. La prescription des antibiotiques est un acte issu d’une réflexion complexe, dont les déterminants doivent être professionnalisés . Cet objectif de prescription raisonnée ne peut être atteint que par une action conjointe et organisée entre les usagers du système de santé et les prescripteurs. D’autres actions sont à mettre en place de façon simultanée comme la promotion des vaccins qui évitent des prescriptions d’antibiotiques (grippe, rougeole, pneumonie à pneumocoque…).
L’Alliance est une action transversale, mise en place à l’initiative de quelques professionnels et du LIEN, pour faire face à l’urgence de ce problème, et impliquant la médecine humaine (hôpital et ville), la médecine vétérinaire, et le secteur agro-alimentaire. Elle concerne très directement les usagers actuels et futurs du système de santé, ainsi que tous les citoyens de notre pays.
ACdeBMR regroupe 350 personnes issues de tous les horizons, y compris des usagers du système de santé (Lien, Ciss, Patients for Patients Safety (OMS), Association des victimes d’infection nosocomiale-Quebec (ADVIN)). Quatre vingt médecins étrangers de grande réputation font partie du comité scientifique, ce qui en fait une structure internationale. L’Alliance est soutenue par 50 sociétés savantes ou groupes professionnels, français et étrangers.
SAUVER LES ANTIBIOTIQUES ne peut passer que par une action conjointe et organisée entre les usagers du système de santé et les prescripteurs (au sens large). C’est la raison pour laquelle le rôle premier d’ ACdeBMR est de faire prendre conscience à tous de l’urgence et de l’importance de la problématique. L’ALLIANCE doit assurer le lobbying de la « cause » au delà du cercle des seuls initiés – et sensibiliser et convaincre les politiques, les grandes agences de santé internationales ( OMS, OIE, ECDC..) et toute la population. Elle est conçue comme une action complémentaire du « plan national d’alerte sur les antibiotiques (2011-2016), et du « plan national de réduction des risques d’antibiorésistance en médecine vétérinaire ».L’alliance n’a aucun conflit d’intérêt.

L’Alliance propose des actions urgentes :

• une utilisation beaucoup plus prudente et controlée des antibiotiques, dans tous les secteurs.
• une lutte acharnée contre la transmission croisée des BMR, à l’hôpital comme en ville.
• la promotion de la recherche fondamentale et de la recherche appliquée, en santé humaine et vétérinaire.
• le développement de nouveaux antibiotiques, en particulier par la recherche de procédés de lutte contre certaines espèces bactériennes par les molécules anti adhésion.
• le développement en médecine vétérinaire d’antibiotiques ou de stratégies de traitement à faible impact écologique.
• la recherche de nouveaux vaccins.
• une utilisation beaucoup plus fréquente de tests diagnostiques, afin de ne traiter que les infections bactériennes.
• Une surveillance accrue de la résistance aux antibiotiques, et de leur consommation, avec feed back réguliers aux professionnels et au public
• un programme d’éducation et de formation des professionnels et des usagers.
• La mise en place rapide des plans antibiotiques chez l’homme et l’animal, en libérant les ressources nécessaires.
Certaines de ces mesures sont présentes dans le nouveau plan antibiotique de la DGS « plan national d’alerte sur les antibiotiques 2011-2016 » et dans le « plan national de réduction des risques d’antibiorésistance en médecine vétérinaire », mais nous proposons des actions beaucoup plus vigoureuses, à mettre en place en urgence, en particulier sur les modalités de prescription des antibiotiques.

Détail des actions

A) Mettre en place une vaste campagne d’information

Une vaste campagne d’information « citoyens et antibiotiques » doit être mise en place auprès des médecins, vétérinaires, pharmaciens et usagers, afin qu’ils comprennent combien les antibiotiques sont précieux, et menacés, en rappelant aux usagers qu’ils sont sans effet sur les virus, qui sont responsables de la grande majorité des infections respiratoires. Le médecin, comme l’usager doit se sentir responsable de l’acte de prescription des antibiotiques. Une campagne de la CNAM est en cours. Elle doit être intensifiée, réfléchie et développée en partenariat avec les acteurs concernés et en cohérence avec les autres mesures. A l’occasion de cette campagne d’information destinée aux professionnels et au public, il est nécessaire de réexpliquer les bases de l’hygiène, et de la prévention de la transmission croisée. Les deux sujets doivent être traités de façon parfaitement coordonnée.

B) Rationaliser l’acte de prescription des antibiotiques, à l’hôpital comme en ville, chez l’homme comme chez l’animal.


1) Actions structurelles


• Renforcer le rôle des médecins référents antibiotiques dans les hôpitaux. Préciser leur statut, leur mission, leur formation, les ratios nécessaires et leur mode de financement dans un décret.
• Créer des réseaux régionaux ville-hôpital en infectiologie et microbiologie médicale (centres de conseil en antibiothérapie et de surveillance des résistances bactériennes dans les trois champs de la ville, de l’hôpital et du secteur médico-social), connectés avec un hôpital de référence (Type Medqual pour les pays de Loire, Antibiolor pour la Lorraine, Primair pour la Franche-Comté…), avec une astreinte téléphonique pour l’hôpital, et une autre pour la ville, toutes deux rémunérées (création par région d’un réseau d’antibio-référents bien formés, avec une permanence téléphonique pour répondre aux demandes des prescripteurs de ville et des ES non dotés d’un antibio-référent).
• Faire connaître ces réseaux et référents par des campagnes de communication de grande ampleur auprès des professionnels avec des incitations à y avoir recours.
• Informatiser tout le processus de prescription et de délivrance nominative.
• Publiciser les outils d’aide à la décision conformes aux recommandations françaises type www.antibioclic.com
• Réserver certains antibiotiques à l’usage humain (ex : carbapénèmes, nouveaux antibiotiques développés pour la médecine humaine), et limiter la prescription chez l’animal des antibiotiques critiques pour l’homme (cephalosporines et fluoroquinolones) (Référence 26 du plan vétérinaire).

• Mettre en place une mission d’étude pour étudier la prescription/délivrance des antibiotiques par les vétérinaires, et l’impact sur la consommation d’antibiotiques. Des directives européennes sont nécessaires rapidement pour réviser les pratiques commerciales liées à la promotion et à la vente d’antibiotiques (référence 29 du plan vétérinaire).

• Mettre en place un large programme de formation universitaire et continu des professionnels. Le bon usage des antibiotiques doit être un thème de DPC prioritaire de même que les bonnes pratiques d’hygiène notamment celles visant à limiter la transmission croisée des microorganismes. Sur ces thèmes, des actions permettant la modification des pratiques devraient offrir aux professionnels une participation valorisée.
• Promouvoir le programme européen e.bug qui a comme but de développer ces objectifs dans les programmes scolaires.

2) Actions de nature technique
• Etablir, dans chaque hôpital une liste d’antibiotiques nécessitant la validation d’un médecin référent (les premières doses étant délivrées librement pour ne pas retarder le traitement).
• Sénioriser la prescription des antibiotiques (chaque prescription doit être validée par un sénior).
• Utiliser des génériques uniquement s’ils sont contrôlés comme équivalents.
• Privilégier les traitements par des antibiotiques à faible impact écologique, et utiliser de façon rationnelle les produits les plus récents.
• Réduire les durées de traitement, voire arrêter les antibiotiques en particulier en réévaluant le traitement quand cela est possible (évolution clinique, retour d’examens bactériologiques).
• Ne délivrer que la quantité nécessaire au traitement (autoriser le déconditionnement), pour limiter l’automédication, comme cela est fait dans d’autres pays.
• Mettre en place une ordonnance dédiée, pour les antibiotiques à haut risque écologique, comme les cephalosporines de troisième génération, les fluoroquinolones, et les carbapénèmes.
• Adapter les mesures à la médecine vétérinaire, en fonction des particularités de ce secteur. Il faut interdire les traitements prophylactiques collectifs et systématiques dans les élevages, et en aquaculture, sauf lorsque des facteurs de risques avérés sont présents.
Quand le démarrage d’un épisode infectieux est déclaré au sein d’un élevage, une antibiothérapie précoce collective ou ciblée (métaphylaxie) peut être indiquée.
Ne délivrer que la quantité nécessaire au traitement. La durée du traitement doit être courte, afin de limiter son impact écologique.
Fixer les prix, ou les marges de prix des antibiotiques vétérinaires en fonction du service rendu par l’antibiotique.

C) Il serait emblématique de faire inscrire les antibiotiques au patrimoine mondial de l’humanité, par l’Unesco.

Ils sont en effet une « espèce » en voie de disparition, et leur utilisation doit être écologique, et s’envisager dans un concept plus global de développement durable. Les antibiotiques sont un héritage très précieux, qu’il faut protéger.

D) Prévention de la transmission croisée et pression de sélection

1) Transmission croisée
Le « péril fécal » lié à certains types de BMR nécessite des mesures très énergiques. Dans la vie courante, les bactéries sont transmises entre les personnes essentiellement par les mains, et l’hygiène des mains doit être intensifiée dans la communauté à tous les niveaux de la vie sociale. Il faut par exemple apprendre à tousser ou éternuer dans le pli de son coude, si la désinfection immédiate des mains n’est pas possible. L’utilisation de solutés hydro-alcooliques doit être promue en milieu de soins, et parfois dans la communauté.
A l’hôpital, les patients porteurs de BMR doivent être isolés, ainsi que ceux qui sont à risque d’être porteurs comme les patients multi-hospitalisés, rapatriés sanitaires ou hospitalisés dans l’année à l’étranger qui doivent bénéficier d’un dépistage. Ceci peut dépendre du type de BMR en cause. Plus globalement, les précautions standard d’hygiène, à appliquer pour tout patient, doivent être rigoureusement appliquées.
Une bonne hygiène, ainsi que des locaux et des pratiques appropriées sont nécessaires dans les locaux d’élevage. L’hygiène y revêt une importance considérable.

2) Eviter les conséquences écologiques
Les effluents des hôpitaux et les effluents d’élevage doivent être traités, et le fonctionnement des stations d’épuration entièrement repensé afin d’éviter la contamination des sols et des eaux, les antibiotiques pouvant continuer d’exercer une sélection de BMR dans les milieux naturels.
Des moyens doivent être mobilisés pour renforcer la recherche des bactéries résistantes dans l’eau de boisson, et dans certains aliments (viande, poissons…).

E) Aider à la recherche


• Intensifier la recherche sur les mécanismes épidémiologiques de la résistance, de même que la recherche de nouveaux antibiotiques, de nouveaux vaccins et de produits anti-infectieux non antibiotiques, en médecine humaine et vétérinaire. La recherche comportementale sur la surprescription des Français par rapports à nos voisins européens peut nous aider à mieux conduire les campagnes de bon usage auprès des prescripteurs et du public.
• Mettre en place des incitations financières pour les « start up » à la recherche de nouveaux produits, et les laboratoires pharmaceutiques qui s’engageraient de façon résolue dans une politique de bon usage des antibiotiques.

F) Améliorer le diagnostic d’infection bactérienne.

Les tests diagnostiques rapides (TDR) existants doivent être largement et correctement utilisés :TDR angine, bandelettes urinaires, ainsi que pour les infections plus sévères (ex : pneumonies) le dosage immédiat, au lit du malade (sang capillaire) de la C reactive proteine ou de la procalcitonine (données à confirmer). Ces tests rapides et simples permettent très souvent d’éliminer le diagnostic d'infection bactérienne et, ainsi, de ne pas prescrire d’antibiotiques. Il faut leur donner un statut permettant leur prise en charge par l’Assurance Maladie et bien évidemment, promouvoir la recherche de tests plus spécifiques, plus sensibles, voire multifonctions.
Toutes ces propositions indispensables à mettre en œuvre sont proposées par les professionnels qui doivent être responsables des processus de contrôle et de formation. Faute d’action, des mesures coercitives inadaptées ou peu acceptables risquent d’être prises par les institutions, dans l’urgence.

G) Enrichir, et Exploiter les données de surveillance


Notre pays dispose d’un excellent système de surveillance de la résistance aux antibiotiques et de leur consommation. Il faut cependant renforcer la surveillance dans la communauté et en médecine vétérinaire, et donner les résultats de cette surveillance de façon simple et régulière aux professionnels de santé, aux décideurs, et au public, globalement, et par région.

H) Evaluer le programme


L’objectif du plan national français, chez l’homme comme chez l’animal est une réduction des consommations des antibiotiques en France d’au moins 25% en cinq ans.
L’Alliance propose 30% de baisse en trois ans, chez l’homme comme chez l’animal pour nous ramener rapidement dans la moyenne de consommation des pays européens.
Associée à des mesures d’hygiène à l’hôpital et en ville (écoles, collectivités, familles), cette mesure devrait permettre la stabilisation de la résistance à ses niveaux actuels, voire même une diminution.
Les indicateurs de résistance et les valeurs cibles que nous proposons sont les suivantes : pneumocoques résistants à la pénicilline (cible 1%), staphylocoques dorés résistants à la méticilline (SARM) (cible : 10%), Escherichia coli résistants aux céphalosporines de 3ème génération (cible < 10%), entérocoques résistants aux glycopeptides (ERV) et entérobactéries résistantes aux carbapénèmes limités à des cas sporadiques.
L’évaluation du volume et du profil d’antibiotiques prescrits par chaque médecin, déjà réalisée en médecine de ville par la CNAM doit permettre une auto-évaluation, et la mise au point d’indicateurs de qualité. Elle nécessite cependant d’être affinée, avec prise en compte du type de patientelle des médecins. On peut imaginer des tirages au sort réguliers de dossiers de malades traités, avec analyse critique menée par les collèges professionnels.

Toutes ces propositions indispensables à mettre en œuvre sont proposées par les professionnels qui doivent être responsables des processus de contrôle et de formation. Faute d’action, des mesures coercitives inadaptées ou peu acceptables risquent d’être prises par les institutions, dans l’urgence.

I) Conclusion :

Si nous voulons préserver les rares antibiotiques qui nous restent, et protéger les rares qui vont apparaitre, une prise de conscience nationale est indispensable, en urgence. Prescripteurs et consommateurs doivent travailler conjointement sur un tel programme.

Actions

-Conférence de presse inaugurale le décembre 2011
-Participation à une réunion à l’assemblée nationale le décembre 2011
-Participation à un déjeuner /débat organisé par l’alliance et Gérard Bapt, député, avec présence et intervention de Madame Christel Schaldemose, Danoise, député européen le
-Rendez vous avec Madame Bachelot ( ministre de la santé), Mr Mortureux ( directeur de l’Anses), Mr Maraninchi (directeur de l’ANSM), Mr Harousseau et …….( respectivement président du conseil d’administration et directeur de l’HAS), Mr Allemand ( médecin conseil national à la CNAM), Mr Grall ( Directeur général de la DGS)
-Participation à une réunion commune des académies de médecine, médecine vétérinaire et de pharmacie, en novembre 2012
-Exposé lors d’une réunion organisée pendant l’AG de l’OMS, en Mai 2012
-Entretien avec Aude Teillant, de la cellule stratégique du gouvernement
-Coopération avec les structures similaires (APUA, REACT, Antibiotic Action)
Publications
Publications dans les revues suivantes : Hygiènes, Risques et qualité, Médecine et Maladies Infectieuses, Revue du praticien, Revue du praticien Médecine Générale, Le Concours Médical, Lettre de l’Infectiologue, Réanimation, Annales Françaises d’Anesthésie-Réanimation, Revue de santé Publique, Revue de Gériatrie, Intensive Care Medicine, Critical Care, Antibiotic Resistance and Infection Control

Presse

Le Figaro, à 2 reprises, Le quotidien du Médecin à 3 reprises, le Monde, TF1

Présentations dans les congrès

Symposium de la SF2H (juin 2012), Symposium et poster aux JNI ( Juin 2012),poster lors de l’ISQUA en octobre 2012
Informations

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