Durant l’année 2004, tous les patients présentant au moins une hémoculture positive à Candida sp. ont été inclus. Pour chaque épisode de candidémie, les données mycologiques, démographiques, cliniques, thérapeutiques et évolutives ont été collectées.
Cent quatre-vingt treize souches de Candida sp. ont été isolées chez 186 patients, dont 54,9 % Candida albicans, 18,7 % Candida glabrata, 12,9 % Candida parapsilosis, 4,7 % Candida tropicalis et 4,1 % Candida krusei. Un pourcentage de 84 % des souches de Candida sp. étaient sensibles in vitro au fluconazole. Plus d’un tiers des souches de Candida glabrata présentaient une sensibilité dose-dépendante ou une résistance au fluconazole, 36 % de ces souches étant également résistantes au voriconazole. Les deux tiers des patients étaient des hommes, l’âge moyen était de 61,5 ans. Au moment du diagnostic, 37 % des patients étaient hospitalisés en réanimation. Les principaux facteurs de risque de candidémie retrouvés étaient une antibiothérapie à large spectre (75,8 %), la présence d’un cathéter central (72,6 %), un cancer solide ou une hémopathie maligne (47,3 %), une chirurgie récente (42,5 %), une nutrition parentérale (37,6 %). Cent cinquante-quatre patients ont été traités par antifongiques, le fluconazole étant prescrit en première intention dans deux tiers des cas. Le taux de mortalité était de 49 %, et était significativement augmenté en cas de choc septique, d’âge avancé et de nonablation d’un cathéter central.
Inclusion d’une cohorte rétrospective de patients adultes hospitalisés au CHU de Nantes dans le service d’otorhinolaryngologie (ORL) en 2006 pour phlegmon périamygdalien. Analyse descriptive des variables relatives à l’exposition médicamenteuse (AI et antibiotiques) et à la prise en charge diagnostique et thérapeutique des patients.
Parmi les 34 patients inclus, 20 patients (59 %) ont été exposés à un traitement AI non stéroïdien, 21 patients (62 %) aux antibiotiques et 12 patients (35 %) simultanément aux deux classes médicamenteuses. Malgré un résultat négatif, 50 % des patients ayant bénéficié d’un test de dépistage rapide (TDR) ont reçu une antibiothérapie. Tous les patients ont bénéficié d’une ponction de la collection périamygdalienne, sept d’un drainage pour évacuation de la collection périamygdalienne, et deux d’une amygdalectomie. Vingt et une souches bactériennes on été identifiées (13 anaérobies et neuf aérobies). Dans huit cas une seule souche a été isolée. Streptococcus spp., Fusobacterium et Prevotella représentaient les bactéries les plus fréquemment isolées des ponctions de phlegmons.
Une grande majorité des patients avait reçu un traitement AI et/ou antibiotique avant leur admission. Cette association médicamenteuse ne semble pas protéger les patients de la survenue d’un phlegmon périamygdalien.
Cette étude prospective a duré deux années, de mars 2006 à mars 2008 et a été réalisée dans deux hôpitaux universitaires à Rabat au Maroc. Quatre cent soixante et un souches de S. aureus, non répétitives, ont été isolées de divers prélèvements provenant de différents services des dits hôpitaux.
La sensibilité des souches a été déterminée en utilisant la méthode de diffusion en milieu gélosé.
Le taux de résistance de S. aureus à la méthicilline était de 19,3 % ; alors que 53,93 % des mêmes souches étaient résistantes à la gentamicine et toutes étaient sensibles aux glycopeptides.
Le taux des S. aureus à la méthicilline (SARM) était élevé. La résistance à la méticilline était souvent associée à d’autres résistances telle que la gentamicine et les fluoroquinolones. La vancomycine et la teicoplanine sont encore des antibiotiques efficaces sur les S. aureus dans les deux hôpitaux universitaires.
Analyse rétrospective de toutes les observations des enfants admis, (janvier 1998 à août 2005), dans un service de réanimation pédiatrique, avec le diagnostic de choc septique, secondaire à une infection communautaire. Ont été exclus de l’étude les nouveau-nés âgés de moins de sept jours et les chocs secondaires à une infection nosocomiale.
Soixante-dix observations ont été colligées, dont 32 (45,7 %) sont décédés. L’âge moyen était 3,8 ± 4,2 ans et le Prism durant les 24 premières heures était de 19,2 ± 8,4. Une défaillance multiviscérale était présente au moment du diagnostic de choc chez 69 patients (98,6 %), dont 60 (85,7 %) avaient plus de deux organes défaillants. Le délai moyen de transfert en réanimation par rapport à la constatation des premiers troubles hémodynamiques était de 9,4 ± 11,3 heures. Trois facteurs de risque indépendants de mortalité ont été identifiés : une défaillance de plus de deux organes à l’admission (OR = 4,4 ; IC à 95 % [2,1–9,4]), le recours à un volume de remplissage supérieur à 20 ml/kg à j2 de réanimation (OR = 3,4 ; IC à 95 % [1,1–10,3]) et le recours à plus de deux substances vasoactives (OR = 3,3 ; IC à 95 % [1,2–9]).
Exploitation rétrospective des dossiers des cas de TNN (trois jours ≤ âge ≤ 28 jours) et de TFAP (15 ans ≤ âge ≤ 49 ans) hospitalisés au service des maladies infectieuses du CHNU de Fann de 2000 à 2007.
Mille cent cinquante-six cas de tétanos dont 138 cas de TFAP (11,9 %) et 103 cas de TNN (8,9 %) ont été hospitalisés. Une diminution de la prévalence hospitalière annuelle des deux populations a été notée durant les huit ans d’étude. La majorité des femmes en âge de procréer (FAP) (59,4 %) avaient entre 15 et 25 ans et les cas de TNN avaient en moyenne 9,3 jours. Les deux groupes de malades provenaient surtout des zones suburbaines mal assainies (78 %). L’état vaccinal des FAP n’était pas à jour dans 92 % des cas. Les portes d’entrée principales étaient cutanées pour les TFAP (77,4 %) et ombilicales pour les TNN (85,4 %). À l’admission, 64 % des cas de TNN présentaient une forme grave (stade III de Mollaret) contre 11,6 % des cas de TFAP. La létalité du TNN (48,5 %) était significativement plus élevée que celle du TFAP (26,8 %) ; p = 0,0005.
Un renforcement du programme élargi de vaccination, avec des campagnes de rattrapage incluant les FAP dans les zones à haut risque, est nécessaire pour l’élimination du TNN au pronostic péjoratif à Dakar.
Nous rapportons le cas d’un homme de 27 ans, traité par métronidazole pour un abcès cérébral, qui a présenté un syndrome cérébelleux et une neuropathie périphérique sensitive apparues à une dose cumulée de 60 g. L’aspect évocateur des lésions cérébelleuses à l’imagerie par résonance magnétique ainsi que leur réversibilité à l’arrêt du traitement ont permis de conclure à une toxicité neurologique du métronidazole.
L’apparition de signes neurologiques centraux ou périphériques chez un patient traité par métronidazole doit faire évoquer une toxicité médicamenteuse et impose l’arrêt du traitement.
Déterminer la prévalence des IST selon l’âge et évaluer les facteurs de risque chez les travailleuses du sexe clandestines (TSC).
Cent TSC âgées de plus de 15 ans ont été recrutées dans un quartier pauvre d’Antananarivo, Madagascar. Après un consentement éclairé oral, un prélèvement sanguin et un écouvillonnage endocervical ont été testés pour détecter des antigènes, des anticorps et des pathogènes (méthodes moléculaires, sérologiques et examens microscopiques). L’analyse des facteurs de risque a été effectuée selon la méthode de proportion (odds ratios) avec 95 d’intervalle de confiance.
Trente-deux pour cent, 27, 12 et 7 % étaient respectivement infectés par Trichomonas vaginalis, Neisseria gonorrhoeae et Chlamydia trachomatis. Les anticorps contre la syphilis étaient détectés chez 11 %. Aucune n’était positive pour le VIH. Les principaux facteurs associés aux IST étaient : le jeune âge, le fait d’être mariée, un niveau bas d’éducation, l’âge précoce des premières relations et des antécédents d’infection génitale.